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Marcel et Georgette |
Après son acte héroïque contre les Allemands, et ses blessures, il est rentré à Saint-Lô. Il est difficile d'écrire cela en ignorant l'histoire locale... Saint-Lô est en Normandie. Et la région a particulièrement subi la Seconde Guerre mondiale. Mi-juin 1940, les troupes de l'occupant sont entrées dans la ville et ont occupé les services publics.
L'oncle de Marcel, Stanislas DADU, est alors directeur départemental des affaires agricoles (depuis 1928). La presse témoigne de son implication, dès juillet 1940, pour limiter les taxes demandées par l'occupant sur les denrées courantes comme le beurre et la farine.
Le 28 novembre 1940, Marcel épouse Georgette DUPONT à Saint-Lô. L'entrée de la mairie était gardée par une sentinelle se mettant au garde à vous à leur passage. Quelle terrible ironie maintenant qu'on sait ce qu'a vécu Marcel quelques semaines plus tôt !
Ouest Eclair, 14 novembre 1940 |
En 1945, les listes électorales de la Manche connaissent deux DADU, dont j'ignore les prénoms, mais il y en a un inscrit à Saint-Lô et l'autre à Hébécrevon. Suivez mon regard...
En décembre 1945, le couple accueille son premier enfant, Jean-Pierre. En février 1952, Jacques suit. Puis Pascal, en août 1958.
Ensuite, je ne trouve plus de document consultable librement qui nous raconte la suite.
En revanche, je sais grâce à Jean-Pierre que Marcel aimait beaucoup rallier Maillé en fin d'été, juste avant la rentrée scolaire (qui était plus tardive que maintenant) pour faire l'ouverture de la chasse.
"Pour nous tous c'était des vacances au Grand Puits où nous retrouvions les cousins.
Matin de l'ouverture : après une copieuse collation chez Tonton Charles, nous partions : Marcel, Charles, JP, les Jacques, Berthault et Dadu.
Tous les hommes de Maillé étaient sur le pont : chasseurs, rabatteurs, ramasseurs, porteur de gibecière...
Notre chien, Pépètes, un corniaud que le facteur de Maillé avait donné à Marcel était extraordinaire !!
Elle avait l'art de nous rapporter tout gibier qu'elle rencontrait. Elle avait même attrapé un lièvre alors que sa chasse n'était pas ouverte et refusait de le lâcher.
Moments merveilleux que cette ouverture.
Il y avait aussi la récolte des "lumas" et des champignons avec Tonton Camille mais ceci est une autre histoire.
Sources :
- Jacques et Jean-Pierre DADU
- archives municipales de Saint-Lô et de Maillé
- https://www.cg50.org/map/cartographie_lechanteur.php