samedi 10 avril 2021

Marcel DADU - vie civile

Marcel et
Georgette
Avant la mobilisation, Marcel vivait à Saint-Lô chez son oncle Stan. En 1939-1940, il était sous les drapeaux, comme je l'ai détaillé précédemment. 

Après son acte héroïque contre les Allemands, et ses blessures, il est rentré à Saint-Lô. Il est difficile d'écrire cela en ignorant l'histoire locale... Saint-Lô est en Normandie. Et la région a particulièrement subi la Seconde Guerre mondiale. Mi-juin 1940, les troupes de l'occupant sont entrées dans la ville et ont occupé les services publics. 

L'oncle de Marcel, Stanislas DADU, est alors directeur départemental des affaires agricoles (depuis 1928). La presse témoigne de son implication, dès juillet 1940, pour limiter les taxes demandées par l'occupant sur les denrées courantes comme le beurre et la farine. 

Le 28 novembre 1940, Marcel épouse Georgette DUPONT à Saint-Lô. L'entrée de la mairie était gardée par une sentinelle se mettant au garde à vous à leur passage. Quelle terrible ironie maintenant qu'on sait ce qu'a vécu Marcel quelques semaines plus tôt !

Ouest Eclair, 14 novembre 1940

L'acte de mariage a été détruit lors de la Libération, le 6 juin 1944, comme 95 % de la ville de Saint-Lô, sous les bombardements américains. J'ai pu en obtenir cependant une copie, reconstituée à partir du livret de famille. Evidemment, ça perd en authenticité puisqu'il n'y a aucune signature ni citation des témoins.

En 1945, les listes électorales de la Manche connaissent deux DADU, dont j'ignore les prénoms, mais il y en a un inscrit à Saint-Lô et l'autre à Hébécrevon. Suivez mon regard... 

En décembre 1945, le couple accueille son premier enfant, Jean-Pierre. En février 1952, Jacques suit. Puis Pascal, en août 1958.

Ensuite, je ne trouve plus de document consultable librement qui nous raconte la suite. 

En revanche, je sais grâce à Jean-Pierre que Marcel aimait beaucoup rallier Maillé en fin d'été, juste avant la rentrée scolaire (qui était plus tardive que maintenant) pour faire l'ouverture de la chasse. 

"Pour nous tous c'était des vacances au Grand Puits où nous retrouvions les cousins. Matin de l'ouverture : après une copieuse collation chez Tonton Charles, nous partions : Marcel, Charles, JP, les Jacques, Berthault et Dadu. Tous les hommes de Maillé étaient sur le pont : chasseurs, rabatteurs, ramasseurs, porteur de gibecière... Notre chien, Pépètes, un corniaud que le facteur de Maillé avait donné à Marcel était extraordinaire !! Elle avait l'art de nous rapporter tout gibier qu'elle rencontrait. Elle avait même attrapé un lièvre alors que sa chasse n'était pas ouverte et refusait de le lâcher. Moments merveilleux que cette ouverture. 
Il y avait aussi la récolte des "lumas" et des champignons avec Tonton Camille mais ceci est une autre histoire.


Et vous, vous avez des souvenirs de chasse, de lumas et de champignons ?


Marcel est décédé le 5 septembre 1968 à Saint-Lô, où il repose. Il avait 51 ans.
Georgette avait alors 47 ans, et les garçons 23, 16 et 10 ans.


Sources :
- Jacques et Jean-Pierre DADU
- archives municipales de Saint-Lô et de Maillé
- https://www.cg50.org/map/cartographie_lechanteur.php

jeudi 18 mars 2021

Marcel DADU - parcours militaire

Suite au précédent article consacré à Marcel, j'ai reçu de nombreux messages qui m'ont permis de faire des mises à jour. 

J'ai aussi reçu des archives départementales de la Vienne la fiche matricule militaire de Marcel. Elle nous permet de suivre précisément ses affectations. 

Par ailleurs, nous pouvons nous appuyer sur les recherches accomplies par Estelle ZIGRAND et sur les photos que j'ai reçues. 

Le 2 septembre 1939, tous les hommes sont mobilisés.


En septembre 1939, Marcel est à Morville-sur-Seille (Meurthe-et-Moselle). Et fume visiblement la pipe !

Morville-sur-Seille - septembre 1939 (coll. Jean-Pierre DADU)

Le 15 janvier 1940, on fête l'Aïd el-Kébir, c'est le jour du sacrifice.


Le 24 mars 1940, c'est Pâques. Un jour de repos est observé. L'après-midi, un match de football est organisé entre les compagnies du régiment. Ils sont dans le secteur de Metzervisse (Moselle).

Pâques 1940  (coll. Jean-Pierre DADU)


Pour une raison que j'ignore, le 30 mars 1940, Marcel est affecté au 11e Régiment Étranger d'Infanterie (REI). Ce régiment est une unité provisoire de la Légion étrangère destinée à la défense de la France métropolitaine contre l'Allemagne. En mars 1940 le 11e REI est positionné derrière la ligne Maginot pour soutenir les unités stationnées en avant-postes. Les hommes effectuent des travaux de renforcement de la ligne de défense et d'entraînement au tir.
Le 1er avril, Marcel intègre la compagnie d'accompagnement du 3è bataillon (CA3), il y est chef de section. 
Mi-avril, le régiment s'installe à Boulay (Moselle). 
Le 30 avril, à l'occasion d'une prise d'arme et d'une grande fête, le régiment reçoit son drapeau, comme seule unité de la Légion constituée pour la durée de la guerre de 1939-1940. Il compte alors 3015 hommes.

Mais la "drôle de guerre" ne dure pas. Le 10 mai, les troupes allemandes lancent une grande offensive pour percer les lignes ennemies. Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Ardennes belges, jusqu'au front français près de la Meuse. Elles sont près de Sedan le 12 mai. La Meuse est franchie par les blindés allemands le 14.
Insigne du 11e REA
Le 20 mai, le 11e REI se met en marche vers le front, aux bois d'Inor. Le secteur est déjà jonché de cadavres, de blessés, d'égarés, de chevaux morts, de matériel... Le 22, les unités du 11e REI s'installent. Leur mission est de retarder ou d'arrêter les troupes allemandes. L'artillerie ennemie tire et blesse. Les troupes s'enterrent et s'entourent de fils de fer barbelé. 
Le 27 mai, un assaut allemand est donné, il est rude, et après 12 heures de combat, même avec les baïonnettes, les légionnaires ont tenu bon, mais pas sans dégâts. Marcel s'est vu confier un groupe mobile ce jour-là.
L'ennemi a subi bien plus de pertes. C'était la bataille du bois d'Inor (Meuse). Le régiment et ses hommes reçoivent les félicitations du général. 
Marcel a été blessé le 3 juin 1940. A ce moment-là, le régiment a perdu 504 hommes (tués, blessés ou disparus).

Il est décoré à l'ordre de la brigade : "officier plein d'allant. S'était déjà distingué lors de l'attaque allemande au bois d'Inor le 27 mai 1940. A été blessé le 3 juin 1940 alors qu'avec un réel mépris du danger et attaquait un petit poste adverse dans le but de faire des prisonniers"
Croix de guerre 39-40 avec étoile de bronze

L'Ouest Eclair - 29 août 1940

Le 7 octobre 1940, Marcel est démobilisé à Saint-Lô.

La fiche matricule nous apprend que le cas de Marcel est passé devant la commission de réforme le 26 juin 1941 : il percevra une pension temporaire pour :
- hypoacousie bilatérale consécutive à une rupture post commotionnelle des tympans. Il ne perçoit pas la voix chuchotée et perçoit mal la voix haute. Il se plaint de bourdonnements graves
- séquelles de blessure par éclats de grenade de la région externe dorsale de la main gauche cicatrices souples non adhérentes.
Son cas a été soumis à la commission de réforme du 23 novembre 1943 pour qu'il soit radié des cadres.  hypoacousie bilatérale consécutive à une rupture post commotionnelle des tympans. Il ne perçoit pas la voix chuchotée et perçoit de plus en plus mal la voix haute. Il se plaint de bourdonnements aigus
- séquelles de blessure par éclats d'obus de la région externe de la cuisse gauche. cicatrices nombreuses, non adhérentes. l'une d'entre elle est douloureuse, et on palpe facilement à ce niveau un éclat inclus dans les parties molles
- semis d'éclats métalliques de petite taille intéressant les parties molles du médius gauche.

Journal Officiel de la République Française
20 juin 1950

Diplôme de la Légion d'Honneur - décembre 1957


Citation à l'ordre de l'armée - 1962
annule et remplace la citation à l'ordre de la brigade de 1940


La veste que Marcel
portait le 3 juin 1940,
8 décennies plus tard
(coll. Jean-Pierre DADU)

Stèle commémorant
la bataille du bois d'Inor,
inaugurée en 2000


Je remercie chaleureusement Estelle ZIGRAND pour la transmission des documents et pour avoir pris contact. Je vous invite à voir ce qu'elle a construit avec la participation des familles (dont la nôtre), c'est ici.

Merci particulièrement à Jean-Pierre, Jacques, Vanessa et Monique pour ce que vous avez bien voulu partager avec moi/nous.

La suite au prochain épisode...

dimanche 14 mars 2021

Marcel DADU - jeunesse et formation

 Je profite de l'opportunité qui m'est donnée pour consacrer un article à Marcel DADU. 

Alors je vous raconte. A force de compulser des documents pour alimenter la base Famille DADU celle-ci devient une référence pour qui cherche des informations sur un DADU. Par ce biais, j'ai été contactée par une femme qui souhaite rendre hommage aux hommes qui ont côtoyé son grand-père au régiment. Elle alimente un site avec tout ce qu'elle trouve et rédige une notice pour chaque homme avec l'aide des familles quand c'est possible. 

Avant 1940, voyons ce que je peux vous raconter, à partir de ce que j'ai trouvé sur lui. Tout complément est le bienvenu évidemment, si vous souhaitez en apporter, je les y ajouterais.

Marcel est né Marcel Robert Delphin à Maillé, le 19 mai 1917, comme en atteste son acte de naissance ci-dessous. Il était le fils de Delphin et Rachel. A sa naissance, la fratrie comptait déjà Camille (6 ans), Emma (4,5 ans) et Thérèse (2,5 ans). 

Acte de naissance - Archives municipales de Maillé

Sur l'acte, on peut voir (vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir) que ce n'est pas Delphin qui a déclaré sa naissance. Il était alors mobilisé. C'est donc son grand-père maternel Louis BERNARD qui a déclaré que sa fille a accouché, accompagné de Constant BOUFFARD, mari de sa tante Constantine DADU, et de Delphin MOREAU, cousin germain de Delphin DADU (le père du nouveau-né).

En 1921, Marcel est recensé avec sa famille à Maillé.

Extrait de la liste nominative de recensement de la population de Maillé
1921 - Archives départementales de la Vienne

En 1923, Marcel devient grand frère à 5,5 ans avec la naissance de Jean.

En 1926, la famille est encore recensée à Maillé.

Extrait de la liste nominative de recensement de la population de Maillé
1926 - Archives départementales de la Vienne

La fratrie s'agrandit encore en 1929 avec la naissance de Charles. Marcel a alors 11,5 ans.
En 1931, la famille est recensée, toujours à Maillé, mais pas Marcel. Il a alors 13,5 ans. J'ignore pour l'heure où il était, mais il n'était pas à Maillé, ni à Ayron.

Extrait de la liste nominative de recensement de la population de Maillé
1931 - Archives départementales de la Vienne

Son oncle Stanislas avait ouvert la route vers la Normandie. Il se trouvait à Saint-Lô depuis l'automne 1928. Il y est directeur départemental des services agricoles.

En 1933, les deux aînés de la fratrie de Marcel se marient. Camille et Emma épousent le même jour respectivement Simone PAILLIÉ et Maxime BERTHAULT. Marcel n'est pas témoin sur les actes de mariage. Cela ne signifie pas pour autant qu'il n'était pas présent, mais juste qu'il n'a pas été cité comme témoin sur les actes. 

A l'été 1935, il est admis à l'école normale des garçons de Saint-Lô dans la Manche.

L'Ouest-Eclair (Ed. de Caen) - 13/07/1935 

En fin d'année, sa nièce Monique (fille de Camille) naît à Maillé. Marcel sera son parrain.

Je ne le trouve pas sur la liste des habitants de Saint-Lô en 1936, mais c'est cohérent puisqu' on n'y inscrit pas tout le monde et notamment pas : 

Estelle ZIGRAND, dont je vous ai parlé en début d'article, a fait des recherches de son côté. Elle m'a transmis des informations et des archives. Notamment, elle m'a communiqué l'ouvrage Les études et la guerre - Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945) de Stéphane ISRAËL qui permet de comprendre le contexte de Marcel à cette époque. Si vous cliquez sur le lien, vous pourrez accéder au contenu.

En 1937, Marcel a 20 ans. L'administration militaire l'enregistre sous le numéro matricule n°369 au bureau de Poitiers. 

La fiche matricule n'est pas sur le site des archives de la Vienne, mais j'ai contacté le service pour savoir comment y accéder. Elle nous renseignerait sur son parcours militaire.

J'avais noté (mais sans enregistrer ma source) que le 23 janvier 1937, Marcel aurait demandé un sursit d'incorporation car il était alors élève maître à l'Ecole Normale d'instituteurs de Saint-Lô.

En tant que Normalien, Marcel est astreint à une préparation militaire supérieure (PMS) de 266 heures de formation réparties sur deux ans. (source : Stéphane ISRAËL cité plus haut). A l'issue de cette PMS, il peut accéder au grade de sous-lieutenant, ce qui lui garantit une fonction de commandement.
Il termine sa PMS en 1938 et peut ainsi rejoindre l'école militaire de Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Il figure dans la liste des candidats ayant obtenu en 1938 le brevet de PMS et susceptibles d'être admis dans un peloton d'élèves officiers de réserve.

Journal Officiel de la République Française - 23 septembre 1938 - page 11226

Il passe 6 mois d'instruction à Saint-Maixent. Le 10 avril 1939, il est nommé aspirant de réserve dans l'infanterie.

Journal Officiel de la République Française - 13 mai 1939 - page 6134

S'en suit son affectation au 22e régiment de tirailleurs algériens de Toul (Meurthe-et-Moselle).
L'Ouest-Eclair (Ed. Caen) - 12 juin 1939 - page 8/14

En septembre 1939, comme vous vous en doutez, arrive la mobilisation générale.

Fin 1940, le mariage de Marcel et Georgette DUPONT à Saint-Lô est annoncé dans l'Ouest-Eclair (ed. de la Manche - 14/11/1940 - p. 3/6). 


On y apprend qu'il est instituteur à Saint-Lô mais qu'il réside à Hébécrevon, à l'ouest de Saint-Lô.
A l'occasion de la rédaction de cet article, j'ai demandé la transmission de l'acte de mariage pour compléter les sources. L'acte est communicable puisqu'il date de plus de 75 ans. Je ferai une mise à jour lorsque je l'aurai reçu. 

La suite au prochain épisode........

mercredi 10 mars 2021

M. DADU a été suspendu de ses fonctions de maire

 Article paru dans le journal La Charente le 14/07/1897


J'avoue que je ne le cherchais pas celui-là, mais je le pose ici pour mieux y revenir plus tard. 

jeudi 18 février 2021

L'équipe de foot

Je vous avais déjà proposé une équipe de foot de Maillé (voir ici). Cette fois on change de décennie et de source. La photo d'aujourd'hui provient du livre que Robert PELLERIN, habitant de Maillé, a consacré au village de nos ancêtres : Maillé au fil du temps.


Gérard COHADIER m'avait donné la même photo il y a quelques années, tirée d'une coupure de presse. Je la replace ci-dessous. Il la date de 1965 de mémoire. 


Sous la photo est écrit : Maillé jouera dimanche la première manche du derby avec Latillé. Les locaux que nous voyons ici ne seront pas favoris. Debout : Moreau, Métais, Bonnefond, Rivière J.Cl., Berthault, Princet ; accroupis ; Cohadier, Liège, Bernard, Laurentin, Rivière A.
On lit aussi, écrit à la main : Equipe de football de Maillé. Charles DADU Au bout de la flèche : Et pourtant ils ont gagné 3 à 1 

Outre le plaisir de voir de vieilles photos, j'aime bien chercher le lien qu'il peut y avoir entre chacun des personnes qui y figurent. Peu importe le résultat des recherches, c'est la démarche qui me plaît. 

En questionnant les cousins DADU, j'ai pu compléter quelques prénoms : Maurice MÉTAIS, Jacques MOREAU, Jean-Claude BONNEFOND, Jean-Claude RIVIÈRE, Jacques BERTHAULT, [prénom ?] PRINCET, Gérard COHADIER, Daniel LIÈGE, Daniel BERNARD, Yvon LAURENTIN et Albert RIVIÈRE.
En attendant de connaître les autres prénoms, j'en connais assez pour démarrer les recherches.
Je publierai donc prochainement mes trouvailles.

lundi 30 novembre 2020

Z comme... zut ! Novembre est fini !


Voici le dernier article rédigé et publié dans le cadre du Challenge AZ 2020. Enfin quelque chose de mené à bien cette année ! \o/

Je vous donne la liste des liens pour retrouver les 25 articles précédents. Merci d'avoir lu. Si vous avez des questions, des suggestions ou des photos prises dans le cimetière d'Ayron ;-) je suis preneuse. 

Au secours ! ça recommence ! Nom de Nom !
BRINOncle Stan'
cousins célèbresPeine perdue (Rachel BERNARD)
Déchiffrer les écritures du passéQui est Mario Pelchat ?
Engrenageça Roule ! (frères CHAVANEL)
Diane FORTIN (Diane TELL)suivre la piste (de Louis BERNARD)
GéoportailPascal THOMAS
humoriste (Bernard MABILLE)une cousine artiste multiple (Sheila)
Indexation22 ! V'là Victor PETRAULT !
Jean Maurice DADU [4]Wikipedia
Kyriellemariage
LECLERC (Julien CLERC et Gérard LECLERC) Youhou !!
Monument aux morts d'Ayron et Maillé

samedi 28 novembre 2020

Y comme... Youhou !!!

Je n'en reviens pas d'avoir tenu le coup jusque là : j'ai déjà proposé 24 textes dans le cadre du Challenge AZ 2020. Ce n'est pas ma première participation, mais c'est la première fois que toutes les lettres m'ont inspiré quelque chose. Alors je ne vais pas mentir ici : je suis contente que ça s'arrête. Maintenant je vais pouvoir lire ce que les autres participants ont pu produire.

Ce blog est né à Noël 2006. Il a été vu 28 039 fois et commenté 36 fois. J'ai publié 163 articles avant celui-ci. Les visites reçues connaissent un pic impressionnant le 1er jour du Challenge AZ à chaque fois (plus de 1000 vues, pour ce petit blog, c'est fou !). 

L'article ayant été le plus vu a été visité 361 fois, il date d'avril 2014 et concernait Delphin DADU.

Merci à chacun de vous pour votre visite. N'hésitez pas à laisser un commentaire, c'est motivant de savoir que ces mots sont lus.

A lundi pour l'article final de ce millésime 2020 !

vendredi 27 novembre 2020

X comme... mariage

En généalogie on peut noter ° pour naissance, x pour mariage et + pour décès. Il y existe des dizaines d'autres abréviations, mais il faut en garder pour de prochains articles :-) 
L'acte de mariage est l'acte d'état civil dressé lors de l'union de deux personnes. Ce document est riche en informations pour le généalogiste. Autant les actes de naissance et de décès peuvent me toucher (une vie qui commence, une autre qui s'éteint). L'un comme l'autre peuvent perturber les familles concernées. Autant les actes de mariages ne me touchent pas plus que ça. Les mariages ne sont pas forcément la conséquence d'un amour sincère et véritable... C'est la preuve d'une alliance entre deux personnes, entre deux familles. Les mariages ont toujours été le moyen d'améliorer ou de préserver le patrimoine. Pour ce qui concerne le généalogiste, peu importe la raison de l'union, l'acte qui en résulte est un précieux document.
Jusqu'à la Révolution, le mariage était célébré par l'Eglise. Le mariage civil est instauré en France depuis 1792, il doit avoir lieu à la mairie de la commune du domicile de l'un des deux futurs époux. Depuis 2013, en France, le mariage peut être célébré entre deux personnes de même sexe, dans un bâtiment communal qui n'est pas la mairie et dans la commune de résidence de l'un des parents des futurs époux.

Pour illustrer cet article, je vous propose un acte qui a plus d'un siècle. Il commence par la date et le lieu du mariage, ici le 4 juillet 1910 à Maillé. La "maison commune" c'est la mairie. L'officier d'état civil est le maire. Ce n'est pas toujours le cas.


Ensuite, on présente le futur marié et sa filiation.


Puis on présente la future mariée et sa filiation.


Une fois les présentations faites, on raconte ce qui a été fait.


Et ce n'est pas fini ! Pour le généalogiste, c'est déjà intéressant puisqu'on a deux générations complètes sur un seul document : les mariés et leurs parents, avec les lieux de vie, les âges et les professions. Ensuite, ce qui peut débloquer des recherches, c'est l'entourage. Nous avons la liste des témoins. Généralement, il y en a 2 pour chacun des époux et dans la majorité des cas ce sont des hommes.


Pour chaque témoin, on apprend son identité, son activité professionnelle, son âge, son lieu de vie et son lien avec les mariés. A noter que depuis 1924, on ne note plus les témoins. 
Enfin, la cerise sur le gâteau, mais ce n'est pas toujours possible : les signatures.


Ici, ce n'est pas le cas, mais il peut y avoir des mentions ajoutées en marge de l'acte. Notamment celle d'un divorce, depuis 1886, éventuellement d'un remariage. On notera aussi en marge le changement du régime matrimonial.

Quand on se perd dans nos recherches généalogiques on doit trouver un moyen de reprendre le bon fil. L'acte de mariage peut permettre de dénouer un mystère et de dérouler une génération. On peut découvrir un frère ou un oncle, juste en lisant la fin des actes. Dans le cas de Maillé, on voit se dessiner tout un réseau social. L'un sera témoin au mariage de l'autre. Ce dernier sera peut-être témoin sur l'acte de naissance d'un enfant. Les voisins sont parfois plus que des voisins, mais sans les actes d'état civil on ne pourrait pas toujours l'entrevoir.

Précédemment, je n'avais rien écrit avec la lettre X.

jeudi 26 novembre 2020

W comme...Wikipedia

Les recherches généalogiques ne s'arrêtent pas aux vieux papiers et vieilles photos. On peut aussi entretenir des liens avec des cousins, plus ou moins lointains, avec des moyens tout à fait dans l'air du temps. Il y a par exemple un groupe sur Facebook, appelé Famille DADU, qui prétend réunir des DADU natifs, conjoints, descendants de DADU. Nous ne sommes que 26 membres, mais c'est déjà ça pour partager des photos anciennes, des anecdotes sur nos anciens, ou autres.

D'autres fois, on tape un nom dans Google, et on trouve des surprises. C'est ainsi que j'ai interrogé un moteur de recherches à propos de "Rachel DADU" pour voir si j'obtiendrais des échos sur mon ancêtre (Rachel BERNARD épouse DADU) et que j'ai fini par échanger avec Rachel DADU, une cousine qui vit en Israël !

Enfin, l'autre site qui peut surprendre est Wikipedia. Voici quelques fiches par exemple, j'ignore de quelle origine ils sont et donc si on cousine :

Serghei DADU - footballeur international moldave né en 1981

Guy MARCIREAU - illustrateur français 

tous les porteurs du nom BERNARD (2è patronyme le plus porté en France !)

Hubert BRIN - ancien administrateur de la Caisse Nationale des Allocations Familiales

Alain BRION - auteur et illustrateur de BD

Michel BRION - mathématicien émérite

De façon plus globale, Internet est une vaste encyclopédie des savoirs (plus ou moins intéressants, on peut l'avouer) qui permet aussi d'éveiller la curiosité. Voici de petites choses qui me donnent envie de continuer mes recherches - on ne se refait pas !

Stéphane MARCIREAU est prof de philosophie à Poitiers, créateur du jeu Philodéfi

Claudie DADU est une artiste plasticienne dans le sud de la France, une artiste féministe qui a développé un art capillaire.

MARCIREAU est devenu une marque, avec la société créée en 1938 par Victor MARCIREAU à Poitiers. Il propose de la mécanographie et du mobilier métallique. Sa société lui a survécu, déménagée à Niort, reprise par son fils Pierre puis sa bru Marie-Renée qui l'a transmise il y a peu à son gendre Dominique PLUVIAUD.

On a la rue DADU (Dadu Street) à Kingston... pas en Jamaïque, mais en Tasmanie. Si un lecteur veut bien aller prendre la photo du panneau...  en attendant, on va se contenter de celui-ci ! -->

Pour rester dans la géographie, on a aussi le district Dadu, dans la ville de Taichung sur l'île de Taïwan. Si vous vous y arrêté en escale, en allant ou en rentrant de Kingston, passez par la gare, vous ne serez pas déçus ! 










Précédemment, la lettre W .... je n'avais rien écrit.

mercredi 25 novembre 2020

V comme... 22 ! V'là Victor PETRAULT !

V, la 22è lettre de l'alphabet. 

Victor est le sosa n°22 de mon père, donc son ascendant à la 4è génération. C'était le grand-père de Rachel BERNARD, elle-même épouse de Delphin DADU.


Victor est né le 20 avril 1824 à Maillé à 2h du matin, comme en atteste l'acte de naissance ci-dessus. Vous pouvez lire la date sur la 1ère ligne. Les yeux les plus aiguisés verront que l'adjoint au maire s'appelle René DADU mais il n'y a aucune parenté entre eux. Néanmoins, la seule signature est au pied de l'acte, vous la voyez ? "daduadjoint".

Alexandre PETREAU/PETRAULT, son père dont la profession n'est pas précisée, est venu déclaré la naissance de son fils. Il a alors 27 ans et la mère est Marie TUSSAUT/TUSSEAU qui en a 29. Tous les deux deux-sévriens, ils se sont mariés en 1820 à Parthenay. 

Avant Victor, ils avaient eu Germaine, peu après leur mariage. Ils accueilleront encore Renée, mais Marie (la mère) décède en 1831. Victor a alors 7 ans. Alexandre (le père) se remarie rapidement et aura encore 3 enfants. 

Victor était cultivateur à Maillé. 

A 29 ans, il épouse Louise BESSON. le 7 juin 1853 à Maillé. d'où elle est aussi native. (Le maire s'appelle encore DADU).  Elle a 10 ans de moins que lui. Ils auront deux enfants : Victor Alexandre et Louise Florence (Fleurance). 

Admirez la signature du maire --> 

Le 16 novembre 1881, il marie ses deux enfants à Maillé. Son fils épouse Marie Radegonde BESSON et sa fille, Louis BERNARD. Fleurance PETRAULT et Louis BERNARD sont les ancêtres de mon père.

Il devient grand-père l'année suivante. Il le sera 6 fois mais au moins deux des petits-enfants sont morts dans leur 1ère année.

Il perd son épouse en octobre 1891, elle avait 57 ans, et lui 67.

Il reste veuf et vit toujours à Maillé, il est le voisin de son fils. Il y meurt à 76 ans.


Précédemment, j'avais écrit Vignoux-sous-les-Aix et la Vierge en bleu.