jeudi 24 janvier 2013

dimanche 9 décembre 2012

Cousin célèbre - Alain POHER

Aujourd'hui, cela fait 16 ans qu'Alain Poher est décédé. Cet homme politique était mon cousin par ma grand-mère paternelle Raymonde MARCIREAU. Il a été (parmi d'autres fonctions) Président du Parlement européen de 1966 à 1969, Président du Sénat de 1968 à 1992 et Président de la République française par intérim en 1969 et 1974.
Notre lien de cousinage est ancien, puisqu'il faut regarder 13 générations avant moi pour trouver le couple Adrien Pichereau et Mathurine Jarnou. Ils ont vécu 9 générations avant Alain POHER. Ils sont nés un peu avant 1600.

dimanche 25 novembre 2012

Un événement pour plusieurs actes

En généalogie, il y a de nombreuses sources utiles pour retracer la vie d'un individu. Par exemple, concernant un mariage, rien que l'acte trouvé dans les registres communaux est riche en information. Il renseignera sur les mariés, leurs parents et leurs témoins et pour chacun d'eux pourra donner (au plus) les dates et lieux de naissance, le lieu de résidence, les liens de parenté, et les professions. Pour le peu qu'un contrat de mariage ait été fait, l'acte notarié viendra compléter tout cela. 
Prenons l'exemple du couple Pierre DADU et Marie GOBIN. 
L'acte de mariage date du 28 avril 1824 et nous indique que Pierre DADU (le marié) était alors laboureur, avait 28 ans, était né à Maillé le 27 août 1796 ou 10 fructidor an 5, qu'il était le fils de Pierre DADU (laboureur) et de Radegonde MIMAULT, demeurant à Maillé. Pierre DADU (le marié) savait signer. Marie GOBIN (la mariée), avait 16 ans. Elle était née à Maillé le 8 février 1808, fille mineure de René GOBIN, décédé à 76 ans, et  de Marie RIVIÈRE, demeurant à Maillé. La demoiselle a été autorisée à se marier par André GUILLON, son subrogé tuteur, demeurant alors à Vouzailles. Marie GOBIN et André GUILLON savaient signer.
Ont été témoins du mariage : François BASTY (savait signer), cultivateur, 26 ans, et Pierre BASTY, 29 ans, demeurant commune de Frozes, beaux frères de Pierre DADU, puisque mariés avec Radegonde et Louise DADU, Pierre RIVIÈRE, cultivateur, âgé de 64 ans, oncle maternel et Jean HUGUET, cultivateur de 60 ans, son cousin germain demeurant commune de Maillé.

Acte de mariage DADU-GOBIN (page 2/4) - Archives de la Vienne
Le contrat de mariage a été passé devant Me Jarassé, à Vouillé.
On apprend en plus des informations contenues dans l'acte de mariage, que René GOBIN (défunt père de la mariée) était propriétaire. André GUILLON était aussi propriétaire, il demeurait bien à Vouzailles, et précisément à "Rigaumier" (aujourd'hui Rigommier). Le contrat définit qu'il y aura entre les époux communauté de biens (+ détail des biens des deux parties, ainsi que leur provenance) et partage des actifs comme des passifs (on apprend que la veuve Gobin était endettée suite au décès de son époux). 
La seule chose qui m'intrigue est que l'acte notarié date du 29 avril 1824, et stipule que Pierre DADU et Marie GOBIN ont prévu de se marier bientôt... mais ils s'étaient mariés la veille !
L'acte a été enregistré le 8 mai 1824.

Contrat de mariage DADU-GOBIN - extrait - collection personnelle de Jean-Pierre DADU

mercredi 26 septembre 2012

Une photo qui parle

Cette photo évoque une scène banale d'une famille des années 1950. Une femme pose devant sa voiture, un tuyau d'arrosage à la main, avec fichu et tablier. Deux enfants jouent à côté. 
La date derrière la photo nous aide à mieux situer ce moment : 19 avril 1954.
Quand on sait qui est sur la photo, le reste est presque évident.
La prise de vue a été faite à Maillé, devant la maison Dadu. La femme est ma grand-mère (30 ans) et l'enfant est mon père (4,5 ans). J'ignore qui est le second enfant, mais c'est sans doute un(e) cousin(e) né vers 1950.
A l'époque, ils vivaient en Algérie et revenaient à Maillé quand ils le pouvaient, en voiture et en bateau. Avec cette Renault 4CV justement !
Alors j'ai eu une colle, avec la plaque d'immatriculation. Mais j'ai élucidé l'énigme ! En effet, le département 92 n'était pas, comme aujourd'hui, celui des Hauts-de-Seine, puisque ce numéro lui a été affecté le 1er janvier 1968. Avant cette date, depuis 1946, les départements 91 à 96 codifiaient les départements français d'Algérie. 92 était le numéro du département d'Oran.

La maison aussi pourrait nous en apprendre. Elle existe toujours, mais a connu quelques transformations, et c'est toujours une maison Dadu !

La même maison, mais sans ma grand-mère !

Phylloxera ou pas ?

Cet été, au détour de l'évocation des anciens, un cousin me dit qu'il y avait parmi les Dadu un vigneron reconverti à l'agriculture suite au passage du phylloxera dans ses vignes. Etant donné que, aussi loin que je sois remontée dans l'arbre, je n'ai trouvé aucun vigneron, ma curiosité en est toute piquée. N'excluant aucune information, me voilà partie à la recherche de cet ancêtre vigneron !
Tout d'abord, pour situer l'époque de recherche, j'ai cherché quand le phylloxera est arrivé en France. La petite bestiole, un insecte, est venue piquer les ceps français dans les années 1860. Cela a duré des années, le temps de tuer une majorité des vignobles du pays. Ensuite, les vignes ont été refaites, en installant des porte-greffes américains, avec des vignes française.

Dans la Vienne, c'est arrivé en 1878 dans la région de Civray. En 1884, ce sont environ 10.000 hectares qui sont recensés malades (sur environ 33 000 hectares).

Qui, parmi nos ancêtres, était en âge de travailler avant les années 1860 en tant que vigneron, puis en tant qu'agriculteur ?
Recensé en tant que vigneron : aucun
Recensés en tant que cultivateur : quelques dizaines !

Bon ben, la suite au prochain épisode !

vendredi 7 septembre 2012

dimanche 2 septembre 2012

Carte souvenir

Delphin DADU
Ma chère Rachel, 
j'aurais voulu pouvoir t'envoyé ma photographie,. J'espère bien que c'est pas la peine, car tu penses bien assez à moi sans cela mais enfin cela fait toujours plaisir malheureusement ce n'est pas bien réussi. enfin le principal c'est que je suis en bonne santé et je t'embrasse de tout mon coeur.
ton DD qui ne t'oublie pas
 Carte souvenir, de Delphin DADU à son épouse, Première Guerre mondiale

lundi 27 août 2012

Photo de famille

Delphin DADU et Rachel BERNARD et leurs enfants,  1923

lundi 2 juillet 2012

Jean DADU

Mon grand-père - collection personnelle

dimanche 1 juillet 2012

Voyage dans le temps


Habituellement, lorsque je fais mes recherches et que je m'arrête un instant pour faire un état des trouvailles passées et de celles que je vais avoir à faire, je regarde mes ancêtres par générations. Ce soir, je liste tout ce que j'ai consigné concernant la descendance (complète sur 6 générations) et l'ascendance (complète sur 4 générations) de François DADU et Louise Eléonore BRIN... et en terme d'années, j'ai déjà établi une ligne directe entre 1683 (naissance de René GOBIN) et 2011 (naissance de la dernière petite descendante connue). Ce qui signifie qu'entre cette demoiselle, qui aura 1,5 ans dans un mois, et cet ancêtre, il y a 10 générations ou 328 ans d'écart.
J'ai encore 4 générations d'ascendance sous le coude, mais elles sont incomplètes. Ouf ! Cela fait encore de belles heures d'exploration devant moi ! :-)

jeudi 28 juin 2012

Carte postale de Maillé

Source : Archives départementales de la Vienne

mercredi 27 juin 2012

Carte postale d'Ayron

Source : les archives départementales de la Vienne

lundi 18 juin 2012

"M. Dadu, le sympathique directeur"

Désolée pour la taille de cette coupure de presse, mais elle vaut le détour ! En prime, vous repèrerez assez facilement le portrait de Stanislas DADU en milieu de page.
L'Ouest-Éclair (Éd. de Caen) - 18/09/1937 (Numéro 14923)

dimanche 17 juin 2012

Stanislas DADU : Bourse obtenue (1905)

En 1905, Stanislas a demandé une demi-bourse auprès du Préfet de la Vienne, afin d'intégrer l'Ecole nationale d'agriculture. Il a obtenu un quart de bourse, qu'il a dû obtenir à compter d'octobre. Je sais qu'il obtiendra son diplôme le 10/08/1908 à l'Ecole Nationale d'Agriculture de Rennes ayant été classé le 12è sur 50 élèves ayant obtenu 65% du total des points susceptibles d'être atteints.


Rapports et délibérations -
Conseil général de la Vienne -
août 1905

samedi 16 juin 2012

Marcel DADU : Admis à l'Ecole Normale (1935)

L'Ouest-Éclair (Éd. de Caen) - 13/07/1935 (Numéro 14128)


vendredi 15 juin 2012

La nomination de Stanislas DADU relatée dans la presse(1937)

L'Ouest-Éclair (Éd. de Caen) - 26/10/1937 (Numéro 14961)

L'Ouest-Éclair (Éd. de Caen) - 27/10/1937 (Numéro 14962)
L'Ouest-Éclair (Rennes) - 26/11/1937 (Numéro 14992)

jeudi 14 juin 2012

Tué par sa femme (1929)

L'Ouest-Éclair (Rennes) - 01/09/1929 (Numéro 10170)
Journal des débats politiques et littéraires - 02/09/1929 (Numéro 243)

"A Paris, Mme Eugénie Dadu. meurtrière de son mari, qui la menaçait d'un revolver, a été acquittée. "
Sources : Journal La Croix - 20/12/1929 et Le Journal de l'Orne, arrondissement d'Argentan 28/12/1929

lundi 7 mai 2012

La généalogie n'est pas une occupation malsaine

Lorsqu'on dit qu'on est généalogiste, il arrive qu'on nous targue de collectionneur de morts. C'est un constat qui n'en est pas vraiment un, puisqu'il n'est pas fondé sur grand chose. Certes, mener une recherche généalogique c'est essentiellement une collection d'actes anciens concernant des personnes aujourd'hui décédées. Mais comme on dit : les morts ne sont morts que lorsqu'on les a oubliés. Et finalement, les recherches généalogiques permettent de raviver la mémoire des familles !
Lorsqu'on s'intéresse à ses racines, on cherche à savoir qui compose son ascendance, mais aussi (et surtout ?) à connaître ce qu'a été la vie de ces couples, de ces enfants, de ces adultes et de ces vieux. La vie à la ville et la vie à la campagne impliquaient des contraintes et des facilités différentes. Les moyens financiers ou les temps de conflits sont d'autres conditions qui nous permettent d'imaginer un peu mieux comment vivaient nos ancêtres.

Ces derniers jours, j'ai reçu des informations me permettant de connaître la liste de mes cousins, les descendants de certains de mes ascendants. Ces cousins, presque tous vivants, sont plusieurs dizaines et nous ne sommes pas si éloignés dans l'arbre généalogique, mais j'ignore tout d'eux. Je me rends compte qu'il est aussi intéressant de chercher des infos sur les anciens que sur les actuels. Mais bien entendu, loin de moi l'idée de fouiller les actes des vivants ! D'ailleurs, la loi française m'en empêcherait, et j'ai déjà fort à faire pour remonter le temps :-)
Dans l'état actuel de mes connaissances, Eléonore et François sont les ancêtres de 130 individus sur 6 générations :
- 8 enfants,
- 10 petits-enfants,
- 24 arrière-petits-enfants,
- 57 descendants à la 5è génération (dont moi),
- 88 descendants à la 6è génération.

dimanche 29 avril 2012

Eléonore BRIN [17]

Eléonore BRIN est née le 14 octobre 1844 à Maillé. A sa naissance, son père est propriétaire, c'est sa profession. Dans le monde agricole, être propriétaire est important. Il possédait sa terre, et était donc patron. Eléonore est née Louise Eléonore, comme en atteste son acte de naissance, ci-dessous.


Pour retracer le parcours de vie de notre Eléonore, j'ai eu bien du mal, car je l'ai confondue avec une autre Eléonore BRIN née en 1838 à Vouillé. J'ai donc relevé des informations de l'une les pensant justes, alors que celle qui nous intéresse ne s'est pas mariée à un autre homme que François DADU.
Alors voici son histoire, telle que je l'ai retrouvée.

Née à Maillé le 14 octobre 1844, Louise Eléonore BRIN est fille de Vincent BRIN et Renée LAURENTIN, propriétaires. Elle n'est pas leur aînée, ni leur dernier enfant. Elle a habité Maillé toute sa vie.
Selon les actes elle se prénomme Eléonore, Louise Eléonor(e), Marie Louise Eléonore ou Léonie.  Normal que je m'y sois perdue !

Mes recherches sur Eléonore étaient bien avancées, mais il me manquait l'acte de décès. J'estimais qu'il se situait à Maillé en 1921, mais j'ai enfin la certitude qu'elle est morte en 1924. En revanche, mon intuition était la bonne : elle est décédée à Maillé.
Le petit monde de la généalogie est particulièrement riche en personnes généreuses. En l'occurrence, je remercie Thierry qui est allé aux Archives Départementales prendre en photo l'acte de décès de notre aïeule. 

Comme vous pouvez sans doute le lire, le décès est survenu le 18 mai 1924, sur déclaration de son fils Delphin et de l'instituteur de Maillé. Elle avait 79 ans.