lundi 16 juin 2014

N comme... numérotation Sosa-Stradonitz

Je n'invente rien pour cet article, c'est une copie d'un billet déjà écrit depuis plus de 7 ans sur ce même blog. Mais c'est toujours d'actualité.

Pour s'y retrouver il est pratique de classer ses données généalogiques. Pour ma part j'utilise la numérotation dite de Sosa-Stradonitz, ou de façon plus courante la numérotation de Sosa. Cette numérotation est aujourd'hui universellement utilisée dans le domaine de la généalogie. Elle permet d'ordonner de façon stricte toutes les généalogies du monde.
En quoi consiste donc cette numérotation ? 
C'est très simple : un enfant = deux parents.
Concrètement, cela signifie que la personne dont on établit la généalogie, et que l'on nomme le de cujus, portera invariablement le numéro 1. Son père sera le numéro 2 et sa mère, le numéro 3. (cf. schéma)


Notez que le père porte toujours le double de son enfant (ici 1 multiplié par 2) et la mère porte le numéro du père plus 1 (ici 2+1).
Partant de ce principe, on peut établir que les parents du père (n°2) porteront les numéros 4 (2 multiplié par 2) et 5 (4+1).
Du coup, tout s'ordonne de façon mathématique. Un homme porte toujours un numéro pair et une femme, un numéro impair, à l'exception, évidemment, du de cujus (la personne dont on présente la généalogie) qui peut être une femme. C'est d'ailleurs mon cas !
Chaque numéro impair (femme) équivaut donc au dernier représentant d'une lignée. Un père a toujours un numéro double de celui de son enfant et la moitié de celui de son propre père.

Sur ce blog, vous trouverez le n° sosa entre crochets.
On aura par exemple :
Laëtitia DADU [1]
Jean DADU [4]
Raymonde MARCIREAU [5]
etc.

samedi 14 juin 2014

M comme... Maillé

Aujourd'hui je vous emmène hors du Poitou... ah ben non, ce n'est pas possible, mon père n'a aucun ancêtre hors du Poitou. Pas le moindre, pas un seul égaré, ni un seul étranger... pourtant je vous assure que je cherche !
Partons donc pour Maillé, dans la Vienne, à ne pas confondre avec Maillé en Touraine (connu surtout pour le Massacre de Maillé en août 1944).
Maillé est une section de l'ancienne paroisse d'Ayron, devenue commune en 1793. Autant dire que mes ancêtres vivaient à Maillé bien avant que ce ne soit une commune ! A l'époque le village regroupait environ 320 habitants, alors qu'aujourd'hui il en compte 600.

Maillé, département de la Vienne

Dans les prochaines années je me pencherai sur l'histoire des terrains que mes ancêtres ont possédés, je validerai certainement le fait que les gens de la terre ne partaient pas pour d'autres contrées et se mariaient pour agrandir les exploitations agricoles. Le territoire de la commune d'aujourd'hui est principalement agricole, les habitations et le bourg ne représentent pas grand chose à côté des terres que mes ancêtres ont dû travailler et entretenir.

Les limites de la commune aujourd'hui (Capture de Google Maps)
Au sud ouest, la commune limitrophe d'Ayron
D'ailleurs, du plus lointain que je le sache, mes ancêtres DADU étaient laboureurs, cultivateurs, propriétaires, éventuellement domestiques agricoles ou journaliers. Comme j'aimerais me perdre dans les archives notariales pour y lire les transactions faites de l'un à l'autre et voir évoluer les parcelles de la famille !
Dans l'état actuel de mes connaissances, je peux dire que Maillé est le berceau de la famille DADU. Il y a toujours eu plusieurs foyers porteurs du nom demeurant dans cette commune, et c'est toujours le cas aujourd'hui : plus d'une dizaine de maisons dont celle de la photo, vous vous souvenez ? Et puis il y a aussi le stade Serge DADU, cousin germain de mon père. D'ailleurs, plusieurs DADU ont été maires de Maillé. Maillé et l'histoire des DADU sont inséparables ! Il suffit de feuilleter les registres pour s'en convaincre, même ceux d'un temps assez récent, ainsi que les comptes-rendus du conseil municipal ! Et le monument aux morts n'est pas en reste. Il ne manque plus qu'un nom de rue... mais bon, personnellement, je ne saurais quel porteur du nom choisir, car ça en fait un paquet à exclure. 

vendredi 13 juin 2014

L comme... listes nominatives des recensements de la population

Une des sources que j'affectionne particulièrement est la liste nominative de recensement de la population. En plus de donner le nombre d'habitants d'une commune, adresse par adresse, il nous renseigne sur la composition des foyers, la profession des habitants et permet aussi de suivre précisément nos ancêtres d'une liste de recensement à l'autre. 
Les hasards de la vie ont fait qu'aujourd'hui je travaille au quotidien pour le recensement de la population moderne. Depuis 2004, la France effectue un recensement annuel d'une partie de la population et, par de savants calculs, établit une estimation proche de la réalité. Cela permet aux institutions d'adapter leur occupation du territoire (nombre adapté de tribunaux, d’hôpitaux, de pharmacies, de conseillers municipaux, etc.).
Avant l'ère moderne
La principale motivation des dirigeants (rois, empereurs ou présidents de la république) a toujours été de connaître le nombre d'individus soumis à leur pouvoir, que ce soit pour lever un impôt, former une armée ou autre. Même si cela a existé bien avant, c'est seulement sous François Ier que l'enregistrement des naissances, mariages et décès fut rendu obligatoire. Il prescrivit aux curés de tenir registre des baptêmes (Edit de Villers-Cotterêts, 1539). L'ordonnance de Blois de 1579 fit de même pour les mariages et enterrements. Un nouveau recensement des feux (= foyers) et des paroisses fut fait sous Charles VIII à la fin du 15e siècle. Sous le règne de Louis XIV, à la fin du 17e siècle, un essai de recensement général fut tenté pour toute la France mais, faute d'instructions suffisantes, les résultats furent de nature et de qualité diverses : certains intendants comptèrent les feux, d'autres les habitants ; certains fournirent des résultats complets, d'autres des résultats partiels. 
Au XVIIe siècle, Vauban estima la population du royaume à 19 094 000 habitants au tout début du 18e siècle. 
Et après ? 
C'est Bonaparte qui mit en place le premier recensement de l'ère moderne, en 1801, qui établit la population française d'alors à 33 millions d'habitants. À partir de cette date et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, un recensement (ou équivalent) sera effectué tous les cinq ans. Depuis 1946, les recensements de la population française ont eu lieu à intervalles irréguliers en 1954, 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999. À partir de 2004, le recensement redevient régulier comme je le disais en début de cet article.

Maillé 1886

jeudi 12 juin 2014

K comme... késaco ?

Sur un acte d'état civil, on trouve de précieuses informations permettant de connaître la nature d'un événement, et les participants (et/ou comparants) et leurs témoins. Toutefois, selon les époques et les rédacteurs, on trouvera différentes natures d'informations. Seulement, il arrive que les actes soient rédigés avec plus ou moins de précisions... Je vous laisse regarder cette image, et en-dessous je vous aide pour déchiffrer. Je l'ai capturée dans les registres de la commune de Cherves (naissances 1802-1812) et cet acte concerne l'ascendance d'une cousine de mon père, la famille DRIBAULT.

Naissance de Louis DRIBAULT - Cherves 8 octobre 1810
Aujourd'hui le huitième jour du mois d'octobre l'an mil huit cent dix
à dix heures du matin Par devant Nous jacques françois mittault
maire Et officier public de l'Etat Civil de la Commune de Cherves
département de la Vienne Canton de mirebeau municipalité dudit
Cherves soussigné a comparu René Dribault cultivateur âgé de 
Cinquante Cinq ans demeurant au hameau de Beauvais Commune dudit
Cherves département de la Vienne lequel m'a déclaré que marie
Laurentin Son Epouse agée de quarante quatre ans Est accouchée
d'aujourd'hui à deux heures du matin En son domicile Sittués audit
le hameau de Beauvais Commune de Cherves département de la Vienne 
                         qu'il m'a présentés a      quel    il a déclaré voulloir donné
le nom Et prénom de                  Dribault laquelle déclaration Et
Représentation faitte En présence de Louis Dribault garçon Cultivateur agé
de vingt deux ans Et de jeanne Dribault fille agée de vingt deux ans 
Ses voisins demeurant audit hameau de Beauvais Commune dudit 
Cherves département de la Vienne et a laditte jeanne dribault déclaré 
ne savoir signé Et ont Lesdits René Et Louis dribault avec nous signé

Signatures lisibles : Louis DRIBAULT/ Mittault maire / René DRIBAULT

Et alors ? Vous vous demandez où je compte en venir. 
Cet acte nous apprend donc que le matin du 8/10/1810 à Cherves, le maire a recueilli la déclaration de naissance faite par René DRIBAULT (cultivateur de 55 ans demeurant au hameau de Beauvais, à Cherves). Son épouse, Marie LAURENTIN (44 ans) a accouché dans la nuit d'un enfant... dont on ignore et le sexe et quel(s) prénom(s) ils lui ont donné(s) ! Euh... ben alors ? C'est quoi ce travail ? 
Comme on a l'oeil, on a repéré en marge la mention "Naissance de Louis Dribault". Donc on a bien le prénom, et on devine le sexe de l'enfant. Par ailleurs ledit Louis s'est marié en 1836, et sur l'acte de mariage c'est cet acte qui est cité pour acte de naissance de l'époux. 
Quand je vois ce type d'acte à trous, je me demande si les officiers d'état civil s'amusaient à copier les formulaires à l'avance, en attendant que la déclaration soit faite, et qu'ils les remplissaient le moment venu. Qui sait ?

mercredi 11 juin 2014

J comme... Jour de noces

Je n'ai pas le talent de conteuse de ma cousine Brigitte, mais je vous recommande la lecture de son récit du mariage de Sylvie MÉTIVIER et Arsène REAU (Ayron 1929). Pour ma part, je vais me contenter d'une photo, prise le 5 août 1950. Il s'agit d'un mariage DADU, à Vouillé. Sur cette photo, une partie de ma famille proche pose. J'y ai identifié mon père (le bébé dans les bras de sa mère sur la droite) et mes grands-parents. Ma tante est sur la gauche, la plus grande des sept drôles. Les mariés, son oncle et sa tante, sont toujours de ce monde. 
Si vous reconnaissez du monde, je suis preneuse :-)

5 août 1950

mardi 10 juin 2014

I comme... il y a 100 ans

J'aime lire la presse ancienne, je la trouve exotique et à la fois riche d'apprentissages sur les mœurs et préoccupations de nos ancêtres.
Il y a quelques jours, je me suis penchée sur l'année 1913, et j'ai trouvé par hasard cet article :

Mémorial du Poitou - Archives départementales de la Vienne
Mercredi 25 juin 1913
J'ai connaissance de Baptiste BRIN, né en 1849, qui était le petit frère de mon aïeule Eléonore BRIN, et donc l'oncle de Delphin. J'ignore si cet homme qui a mis fin à ses jours était bien de la famille, mais à ma connaissance mon arrière-grand-oncle a perdu sa femme en 1910. On peut essayer de recouper par les recensements de 1906 et 1911 pour comparer la présence de l'épouse, et puis par leur état civil. Mais dans ces derniers cas, il faudra aller aux archives de Poitiers, car ces documents ne sont pas encore accessibles en ligne.

En attendant, je consulte ce que je peux en vue de recouper ces hypothèses, et peut-être les vérifier.
Dans l'état civil de Maillé, je trouve que Delphine LOISEAU épouse de Baptiste BRIN est décédée mi-juillet 1910. Décès déclaré par les frères de Baptiste : Jules et Delphin.
Bien qu'ils se soient mariés à Champigny-le-Sec (elle était native du Rochereau), ils habitaient à Maillé, au moins en 1896 et 1901 (recensements).

lundi 9 juin 2014

H comme... hieroglyphes

Hieroglyphe : (sens figuré) Style, écriture, langage difficile à comprendre.

Ce billet s'adresse plus aux spécialistes de paléographie qu'aux cousins non généalogistes, quoi qu'il y ait quelques médecins parmi ces derniers, ce qui peut peut-être aider... N'ont-ils pas la réputation d'avoir une écriture indéchiffrable ?

Parmi les précieux clichés que je conserve et que je n'ai pas encore réussi à comprendre, j'ai ce document daté du 22 février 1601 et cet autre de 1637. Je les trouve magnifiques, mais j'aimerais tellement percer leur mystère. Si ce challenge de A à Z peut m'aider, c'est le moment d'invoquer l'entraide. 

22 février 1601
(deux autres pages complètent le document)
18 mai 1637
(deux autres pages complètent le document)
J'ignore complètement si ces vieux papiers concernent ma famille, mais un cousin me les a prêtés, le temps de prendre la photo. Je crois qu'il les a récupérés à Maillé, dans les années 1960, très mal stockés à l'époque et précieusement conservés depuis. 
Si vous cliquez sur l'image, vos yeux apprécieront !

samedi 7 juin 2014

G comme... Génération 6 (à terminer)

Quelle meilleure occasion que ce challenge de A à Z pour mettre à jour ce blog ? Je viens donc d'actualiser l'article concernant la génération 5 (les grands-parents de mes grands-parents) et je vous présente ci-dessous mes aïeux de la génération 6.

Les arrière-grands-parents de mes grands-parents
  • Du côté DADU, nous avons Pierre DADU et Marie GOBIN, Vincent BRIN et Renée LAURENTIN, Louis BERNARD et Marie BERNARD, ainsi que Victor PÉTRAULT et Louise BESSON.
  • Du côté MARCIREAU, il y a Louis MARCIREAU et Justine ou Augustine BOILEAU, Alexis COUILLAULT et Constantine THIOLLET, Louis BRION et Angélique ROY, Alexandre GAUTHIER et Angélique JAULIN.
Nous obtenons la liste de patronymes suivante : BERNARD - BESSON - BOILEAU - BRIN - BRION - COUILLAULT - DADU - GAUTHIER - GOBIN - JAULIN - MARCIREAU - PÉTRAULT - THIOLLET - ROY

Côté DADU

Pierre DADU [32], est né le 27 août 1797 à Maillé. Il avait 11 ans quand Marie GOBIN [33] est née, le 7 février 1808 à Maillé. Il l’y épouse le 28 avril 1824, lui cultivateur de 27 ans et elle a 16 ans. Il sera ensuite laboureur, propriétaire, puis proprétiaire cultivateur. Il sera aussi ajoint au maire de Maillé. Ils eurent 10 enfants : Marie (1825), Pierre (1827), Jeanne (1829, décédée à 9 ans), Louise (1831), Louis (1834), René (1836), Marie-Rose (1839), Flavie (1841), François (1844) et Louis Alexis (1846).
Marie est décédée à 39 ans, le 27 janvier 1848 à Maillé, laissant Pierre veuf à 50 ans avec 4 enfants de moins de 10 ans. Il ne s’est pas remarié et a vécu jusqu’à 70 ans, décédé le 13 mai 1868 à Maillé.

Vincent BRIN [34] est né le 22 janvier 1816 à Maillé, Renée LAURENTIN [35] a déjà 3 ans, née à Maillé le 10 novembre 1813. Il a été Propriétaire, cultivateur et rentier. Ils se sont mariés le 24 janvier 1836 à Maillé et ont eu 10 enfants : Marie (1836), Jean Vincent (1839), Pierre (1842), Eléonore (1844), Louis Jules (1847), Jean Baptiste (1849), Pierre Delphin (1851), Auguste (1854), Mélanie Armantine (1860, morte à 2 ans).
Vincent est décédé à 73 ans le 18 janvier 1890, et Renée à 83 ans le 30 mai 1897 tous les deux à Maillé.

Louis BERNARD [36] est né le 29 avril 1820 à Maillé. Il fut cultivateur. Il avait 10 ans quand Marie BERNARD [37] est née le 16 janvier 1830 à Maillé. Ils portaient le même patronyme mais ne sont pas cousins. Ils se marient à Maillé le 17 juin 1851. Ils n’ont eu (à ma connaissance) qu’un fils, Louis, né le 25 juin 1853 à Maillé. Marie est décédée à 31 ans le 23 mai 1861 à Maillé et Louis le 7 janvier 1894 toujours à Maillé à 73 ans.


Victor PÉTRAULT [38] est né le 20 avril 1824 à Maillé, il sera cultivateur. Il décède à Maillé le 10 mars 1901 à 76 ans. Son épouse, Louise BESSON [39] est née le 20 mai 1834 à Maillé, et y décède le 8 octobre 1891 à 57 ans. Ils s’y sont aussi mariés le 7 juin 1853 et ont eu deux enfants : Victor Alexandre (1854) et Fleurance (1859).

(le côté Marcireau mérite quelques vérifications avant publications, soyez patients !)

vendredi 6 juin 2014

F comme... familledadu

A un moment de ma vie où j'ai eu du temps à consacrer à ma passion (la généalogie, quoi d'autre ?) j'ai initié un projet complètement fou et utopique : recenser systématiquement tous les porteurs du nom DADU que je trouverais dans les documents consultés en ligne. Je parle évidemment de documents anciens. A l'époque (en 2007), les archives départementales disponibles en ligne étaient peu nombreuses, et il m'était simple d'écumer celles de la Vienne pour trouver de quoi me mettre sous la dent. 
La forme choisie pour consigner mes trouvailles fut évidemment un arbre en ligne sur Geneanet. L'avantage était que le résultat était tout de suite accessible pour qui veut, et puis l'échange avec d'autres généalogistes était facilité. Le but de mon recensement était totalement généreux. D'un côté ça m'intéressait de le faire, à titre personnel, mais d'un autre le principal moteur était de pouvoir mâcher les recherches des descendants éventuels de tous ces DADU !

Avancement de la collecte des données au fil du temps
C'est donc accessible à l'adresse : http://gw.geneanet.org/familledadu
Ce n'est pas un arbre généalogique, mais on peut rêver de constituer un arbre unique de tous les DADU... à condition de parvenir à les relier tous. D'ailleurs, je recense bien les conjoints, mais vous n'y trouverez que rarement leurs filiations car je ne peux pas tout faire ; j'ai choisi de me consacrer aux DADU.
Je suis la seule personne à alimenter cette base, donc cela se fait au fil de l'eau. J'essaie d'y consacrer du temps régulièrement mais c'est le travail d'une vie ! Toutes les sources déjà utilisées sont citées dans la chronique familiale de la base. Le département de la Vienne est logiquement le mieux exploité parce que c'est l'origine géographique de mes recherches et parce que les ressources en ligne sont si nombreuses que cela facilite largement la démarche !

Toute personne souhaitant participer au projet peut me contacter et si un descendant souhaite se signaler à d'éventuels cousins, je peux modifier une fiche pour y porter la mention de son existence, qu'il porte le nom DADU ou non.

jeudi 5 juin 2014

E comme... état civil

En jargon de généalogiste, les BMS sont les registres paroissiaux de Baptêmes, Mariages et Sépultures*. Lorsque l'état civil sera tenu par les mairies (1792), ces registres seront ceux des naissances, mariages et décès. Il représentent une source incontournable en généalogie. Le chercheur d'ancêtres débutant pourra fouiller dans ces actes-là pour étoffer leur arbre, mais ce ne sera pas suffisant. Ils nous apprennent des dates, des lieux, des liens de parenté entre plusieurs personnes, mais ce n'est valable qu'au moment précis de la rédaction de l'acte et parfois les rédacteurs n'ont pas ces informations et les inventent ou les transcrivent mal. 
Il faut toujours essayer de recouper l'information trouvée, par un autre acte d'état civil ou BMS, ou par une autre source (acte notarié, recensement de la population, fiche matricule, ...).
Toutefois, même en essayant de croiser les sources, on n'arrive pas toujours à démêler les informations.
Un exemple concret 
Dans l’état actuel de mes connaissances, j'ai 15 René DADU dans mon arbre généalogique, dont 3 seulement sont mes ancêtres directs. Comment les différencier ?
Déjà, ils n'ont pas tous vécu à la même époque. Cela facilite grandement la distinction car l'un ne peut pas se substituer à l'autre quand ils sont nés à plus d'un siècle d'écart. Ainsi, le plus ancien René DADU que je connais est mon aïeul né en 1691. Fils de Raphaël DADU et de Renée GOBIN. Il donna naissance à Renée, René et René né en 1728 (et quelques autres enfants auxquels il trouva quand même d'autres prénoms). Ce dernier fils donna lui-même naissance à plusieurs enfants, dont un René, en 1759. Celui-ci transmis le prénom à sa fille née en 1792, qui le transmit à sa fille née en 1813. A ma connaissance, cette Renée-là ne perpétua pas la tradition qui ne revint pas dans les générations suivantes. 
Hormis l'époque, on peut essayer de les différencier par la géographie, mais dans le cas de mes racines, c'est difficile. Ce n'est pas courant, mais la famille DADU n'a pas beaucoup circulé. Elle est restée près de ses terres et n'a guère été plus loin que le village d'à côté... Parfois, ce devait être un casse-tête même pour les contemporains car sur certains actes nous pouvons lire le nom de l'épouse accolé au nom du type. Par exemple, on trouvera un Pierre DADU TAUPIN qui n'était pas un fils de Mme TAUPIN épouse DADU, mais bien un DADU époux d'une demoiselle TAUPIN. Seul moyen de distinguer ce Pierre DADU d'un autre (ou de plusieurs autres) Pierre DADU. 
Si c'était source de confusion pour les contemporains, comment voulez-vous que je m'y retrouve 200 ans après !?
J'ai quand même réussi à trouver plusieurs lieux de vie pour mes 15 René : Montgauguier, Maillé, Ayron, Vasles...
Pour les plus éloignés du Poitou, notez que ces communes sont toutes dans un mouchoir de poche ou presque. Et puis un René né à Maillé peut très bien se marier à Montgauguier et déclarer la naissance de ses drôles à Ayron...

Ensuite, on peut éventuellement essayer différencier les homonymes par leurs professions : buraliste ou cultivateur, mais une fois de plus ce n'est pas fiable à 100 % puisque nos ancêtres hommes ne restaient pas sans travailler, et que s'il y avait besoin de main d'oeuvre aux champs un jour, le même bonhomme pouvait se retrouver buraliste le lendemain. Et quand nous avons des homonymes femme, la plupart du temps elles étaient sans profession.

Avant de pouvoir distinguer ou confondre deux homonymes il faut tout noter sur chacun, relever tout détail qui nous permettra de démêler l'écheveau, et ensuite bien analyser les trouvailles.

Et dites-vous que le prénom René n'est pas le plus représenté dans mon inventaire ! J'aurais pu vous parler des 19 François DADU, des 24 Louis DADU ou des 36 Pierre DADU !!

* Sophie Boudarel nous rappelle que "L’état-civil a été créé en France en 1539 suite à l’ordonnance de Villers-Cotterêts qui institue la tenue obligatoire d’un registre des baptêmes et sépultures. Les registres de mariages n’ont été créés qu’en 1579, suite à l’ordonnance de Blois."

mercredi 4 juin 2014

D comme... documents

Faire sa généalogie, ça n'a rien de compliqué, c'est retrouver l'histoire de sa famille en se documentant. Il y a différents types de sources, orales et écrites. Le témoignage des anciens est la première de toutes, tant que possible, car ils ont connu leurs propres parents, oncles, tantes, cousins et grands-parents. Ils ne savent pas tout (dates et lieux précis) mais en savent tellement plus que nos documents pourront nous en apprendre !
Ensuite, il y a ce qu'on appelle les papiers de famille. Les livrets de famille, livrets militaires, photos, faire-part, menus, cartes de communion et parfois aussi actes de propriété, contrats de mariage, ... ou certificats d'études, diplômes scolaires et/ou professionnels, cartes d'électeur, carte postales ou lettres de correspondance, contrats d'assurance, factures, cahiers d'écoliers, papiers associatifs, décorations (militaires ou civiles), ... cette liste n'est qu'un début ! 
En marge de tous ces documents, on peut aussi interroger les cimetières. Eh oui, les pierres tombales nous donneront des dates et des noms (en plus du lieu de repos). Le monument aux morts peut aussi nous apprendre l'existence d'un cousin mort pour la France. 
Une fois glanées toutes les informations "en vrai", il convient de les organiser et de les compléter. Là encore, il existe profusion de sources pour satisfaire la curiosité de l'historien familial. Les actes d'état civil (naissance, mariage(s), décès) pourront compléter les recensements de la population, qui seront aussi complétés par le cadastre. 
Ainsi, l'histoire sera retracée date par date, mais pas seulement. Nous pourrons ainsi connaître l'environnement de vie, et de géographie de nos familles. 
Finalement, la généalogie est à la portée de tous, c'est comme un puzzle, une enquête, mais on ne sait où elle nous mènera !

Chacun peut aider celui qui reconstitue l'histoire commune. Et c'est aussi pour cela que ce blog existe. 
A vos placards ! Et à vos commentaires ! ;-)

mardi 3 juin 2014

C comme... cimetières

Quand vous êtes jeune, vous suivez vos parents, ils vous présentent des gens, et vous font visiter des lieux. Sur le moment, vous ne vous posez pas de question, et puis un jour cela fait écho...
Je me souviens avoir suivi mon père et ma grand-mère, en fin d'année, faire la tournée des cimetières... ce devait être à la Toussaint ou aux Rameaux. Je me souviens avoir suivi bêtement, sans m'intéresser, de toute façon moi, je connaissais qu'un mort : mon grand-père. Et puis j'ai levé le nez, à Ayron, et qu'ai-je découvert ? Des sépultures par dizaines avec toutes ou presque... mon nom gravé dans la pierre ! Gloups ! 
Je ne m'intéressais  pas encore trop à l'histoire de la famille, mais je vous assure que ce souvenir est bien présent. 
Aujourd'hui, si j'allais dans le cimetière d'Ayron, je pense que je saurais mieux comprendre ce que j'aurais sous les yeux. Les familles DADU ont été nombreuses à vivre à Maillé et Ayron, au moins depuis que les archives nous permettent de remonter (vers 1600 donc) et à y enterrer leurs membres. 
Parmi les projets que je ne peux pas réaliser actuellement, j'ai celui de relever les sépultures d'Ayron et de leur réattribuer une histoire. J'ai tellement travaillé sur la reconstitution de la famille DADU au sens large que le plus gros du travail est fait. Si un volontaire local veut prendre les tombes en photo (surtout les plus anciennes !) je suis preneuse !

Ce n'est pas un tourisme macabre que de vouloir se remémorer nos ancêtres. 

lundi 2 juin 2014

B comme... Brion

Dans le répertoire des noms de mon arbre généalogique je demande la famille Brion.
Nous trouvons tout d'abord Maria (1899-1938), mon arrière grand-mère, née à Massognes juste avant le nouveau siècle elle y repose pour l'éternité depuis 1938. A 21 ans (et 4 jours) elle épouse un cultivateur de Vouzailles, Achille MARCIREAU, et s'y installe. Elle y accouche de ses deux enfants : Georges et Raymonde. Malade, elle y meurt à 38 ans. Ses enfants ont alors 16 et 14 ans.
Maria était la fille de Jules et de Céline GAUTHIER. Jules est né à Massognes en 1852, et y est décédé à 78 ans en 1925. Autant que je sache, il fut cultivateur toute sa vie. A 26 ans, il épouse Céline, demoiselle de 23 ans, originaire aussi de Massognes. Ses parents étaient marchands. La famille s'agrandira avec Gustave (1879), Praxède (1881-morte à 10 ans), Maxime (1883) et Maria (voir plus haut). 
Jules était le fils de Louis (1817-1891) et de Angélique ROY (1815-1901), tous les deux originaires de Massognes, ils s'y marièrent en 1840 (23 et 25 ans). Il était cultivateur. Pour le moment, je leur ai trouvé deux enfants, Marie (1849) et Jules (1852).
Louis était le fils de Louis (1785-1856) et Martine GARNIER (1789-1858). Il fut cultivateur et charron. Elle était de Massognes, donc il vint d'Antran pour l'épouser en 1816 (31 et 27 ans) et lui donna au moins deux fils : Louis et Charles. 
Louis était le fils de Claude (1744-1823) et de Marie OUVRARD* (1750-1802). Tous deux d'Antran, ils s'y marièrent en 1770 et eurent 3 enfants (au moins) : Louis, Marie et Jean.

Bon, je ne vais pas vous faire le catalogue jusqu'à épuisement des ressources. Je suis remontée sur la branche Brion jusqu'en ~1613. Avant Antran, la famille vivait à Availles-en-Châtellerault. 

* Pour la petite anecdote, les parents de Marie OUVRARD sont dans l'arbre généalogique de Dominique BUSSEREAU, homme politique.

samedi 31 mai 2014

A comme... Ayron

C'est avec évidence que je débute ce défi de A à Z 2014 par Ayron. C'est une commune de la Vienne située à l'ouest de Poitiers, sur la route de Parthenay, qui compte environ 1100 Ayronais(es). C'est à peine plus que la population contemporaine de mes ancêtres qui y ont vécu.

Population de la commune d'Ayron depuis la Révolution
La commune la plus proche d'Ayron est Maillé, nous en reparlerons, dont le bourg est à 2,5 km. Nous sommes là dans le canton de Vouillé. Pour les plus éloignés du Poitou, on associe le nom de Vouillé à ... la bataille de Vouillé, en 507, lors de laquelle Clovis 1er repoussa les Wisigoths et récupéra les terres du Midi. Il ne faut pas confondre avec la Bataille de Poitiers qui vit Charles Martel repousser les Arabes en 732.

Ayron bourg - cadastre napoléonien - Archives de la Vienne
Cette terre de passage et de batailles est ma terre natale, du moins pour la branche paternelle qui nous concerne ici. Si je pose la loupe sur mon arbre généalogique, l'événement le plus récent que je trouve à Ayron est la naissance de Renée DADU le 14 octobre 1792. Et la plus ancienne trace datée qui concerne mon ascendance remonte à 1678 avec la naissance de Jean AYRAULT (8 générations avant mon grand père), mais je suppose que mes ancêtres étaient là bien avant que les événements d'état civil ne soient automatiquement enregistrés.

Ayron bourg - vue aérienne - Google Maps
Dans les années 1990, jeune adolescente, je suis allée à Ayron pour y retrouver ce qu'on appelle depuis une cousinade. Jusque là je n'avais pas pris conscience qu'il existait d'autres DADU que mon père, sa soeur et mes grands-parents. C'est à cette occasion que j'ai vu pour la première fois de ma vie un arbre généalogique (hors familles royales dans les livres d'école). Il avait été fait pour que chacun des convives puisse se situer dans la flopée de cousins présents. Il partait de la fratrie de mon grand-père (6 personnes et leurs conjoints) et en traçait la nombreuse descendance. Dans l'état de mes connaissances actuelles, je sais que Delphin et Rachel,  les parents de mes grands-parents ont plus de 110 descendants sur 5 générations.

Ayron bourg - cadastre moderne - cadastre.gouv.fr
Si je ma fie à l'annuaire téléphonique, il n'y a plus de porteur du nom DADU à Ayron actuellement. Mais si on regarde le dernier recensement accessible, celui de 1901, on constate que sur le total de 958 habitants comptés, il ne restait déjà que 9 DADU, dont 5 femmes (qui ne transmettront donc pas le nom).

Qu'est-ce que le Challenge de A à Z ? Voir ici.

samedi 17 mai 2014

Challenge de A à Z 2014

Les plus observateurs auront aperçu un badge sur le côté de ce blog "Challenge AZ 2014". Qu'est-ce donc ? Ce défi est lancé à toute personne tenant un blog à teneur généalogique et consiste à publier un article différent et original chaque jour du prochain mois de juin. La pause dominicale permettra aux auteurs de préparer la semaine suivante, et/ou de lire la production des autres blogueurs.
Ainsi donc ce blog va se réveiller de sa demi-veille et vous aurez matière à lire. Je ne sais pas encore si je saurai trouver 26 sujets, mais nous tenterons d'en apprendre davantage sur les ancêtres de mon père en égrainant l'alphabet.
Si vous avez envie que j'aborde un sujet, une personne, un lieu, ou si vous souhaitez me soumettre un texte, n'hésitez pas à le faire.
 Sinon, je vous donne rendez-vous dans quelques jours. A bientôt et bonne lecture !

samedi 26 avril 2014

Généathème d'avril : passer un ancêtre à la moulinette... des archives !

Ce mois-ci Sophie Boudarel propose à qui veut de choisir un ancêtre, de le passer à la moulinette des archives et d'en écrire l'histoire familiale. Bon, je ne sais pas ce que je vais écrire, mais je tente l'expérience sans filet sous vos yeux ébahis (ou juste ouverts, mais c'est déjà pas mal).

Je choisis de parler de Delphin DADU, le grand-père paternel de mon père. Il n'est pas trop récent, mais pas trop ancien non plus. Juste bien pour pouvoir déchiffrer les documents le concernant. Et puis je suis sûre de trouver matière à mouliner.

L'acte de naissance de Delphin nous apprend qu'il est né à 4h du matin le 3 janvier 1876 à Maillé, au domicile de ses parents, de François DADU, cultivateur de 30 ans, et Eléonore BRIN son épouse, 31 ans, sans profession (pour lire les documents, je vous suggère de cliquer sur l'image).

Acte de naissance de Delphin Eugène DADU
En marge de l'acte, nous avons les mentions concernant le mariage de Delphin avec Rachel BERNARD à Maillé le 4 juillet 1910, et le décès de Delphin à Maillé le 17 février 1959.

Le premier dénombrement de la population (autrement appelé recensement) mentionnant Delphin date de mai 1876. Il le trouve à Maillé, entouré de ses parents, et de sa fratrie. - Les plus observateurs noteront que son père a pris deux ans entre janvier et mai ! - Il y a Marie (7 ans), Ernestine (5 ans) et Emmanuel (3 ans).
Maillé - dénombrement de la population - 1876
Au fil des dénombrements nous verrons la fratrie évoluer. Ainsi celui de 1881 nous présentera Constantine et Herminie 10 jours, en 1886 il n'y a plus Herminie (Louise Delphine Armance est décédée à 14 jours. L'agent recenseur l'avait rebaptisée !) mais Stanislas pris la place (1 an). Ce qu'on n'apprend pas dans les recensements, c'est qu'il y eut un autre frère avant lui, Louis François Alfred, né et décédé en janvier 1883, à l'âge de 14 jours. En 1886 et 1891, la fratrie est au complet : Marie, Ernestine, Emmanuel, Delphin, Constantine et Stanislas. En 1896, Marie a 26 ans, Ernestine est partie s'installer avec son mari, Emmanuel a 22 ans, Delphin 20, Constantine 18 et Stanislas en a 10. Enfin, en 1901 (dernier dénombrement de Maillé consultable en ligne) Marie, 31 ans, ne travaille pas mais ses trois frères (27, 25 et 15 ans) sont cultivateurs avec leur père pour patron.

En 1910, Delphin a 34 ans. Il est toujours cultivateur et habite toujours à Maillé où il épouse Rachel BERNARD, le matin du 4 juillet. Elle a 23 ans, ne travaille pas et habite alors chez ses parents à Maillé. Son père est aussi cultivateur. Sont témoins de la noce Emmanuel (37 ans, cultivateur, domicilié à Maillé), et Stanislas (25 ans, surveillant répétiteur à Grand-Jouan, Loire-Inférieure [actuelle Loire Atlantique]) ainsi qu'un oncle et un beau-frère de la demoiselle. Je sais tout cela grâce à l'acte de mariage.
Acte de mariage DADU-BERNARD Maillé 1910
Logiquement, j'ai ensuite pris les actes de naissance datant d'après le mariage pour pister la fertilité du couple. J'ai trouvé Camille (avril 1911) et Emma (juillet 1912). Les actes d'après 1912 ne sont pas accessibles en ligne. Delphin et Rachel auront encore 4 enfants : Thérèse,  Marcel, Jean et Charles.

Le livret militaire est une mine exceptionnelle d'informations. Il nous apprend (dans l'ordre) que Delphin appartenait au 68è régiment d'infanterie, 8è compagnie, matricule 7487. Delphin mesurait 1m77, ses yeux étaient roux et ses cheveux bruns. 

Delphin Eugène DADU - livret militaire
Delphin Eugène DADU - livret militaire
Il a reçu son instruction militaire du 16/11/1897 au 01/05/1898, caporal le 20/12/1897. A la suite de son instruction, il rentre à Maillé en disponibilité. Il est rappelé le 7 août 1914. Père de 4 enfants il change de compagnie en juillet 1917. Il est démobilisé en 1919.
Selon des cartes  postales qu'il a envoyées à son épouse pendant la Grande Guerre, en juillet 1917 il a quitté l'équipe des cuistots du régiment (ce qui est cohérent avec ce qu'on vient d'apprendre dans le livret).

Voilà ce que la moulinette a donné. Evidemment, on pourra compléter avec d'autres documents, notamment des actes notariés, des photos de famille, etc.

dimanche 6 avril 2014

Pas de Poilus chez moi... ah bon !?

On voit poindre ici et là des hommages, rétrospectives et documents honorant la mémoire de la Première Guerre mondiale. Dans la famille, je n'ai pas de Poilu mort au combat, ni de vieil oncle dont le nom est gravé sur un monument aux morts. 
C'est ainsi, mais nous ne sommes pas moins fiers de nos anciens pour autant !

Et puis un dimanche de printemps comme aujourd'hui, où les nuages cachent la lumière du soleil, je me plonge dans les registres matricules en me disant que j'aurais pu le faire plus tôt. Je regarde ce que j'ai déjà noté concernant la vie militaire des mes arrières-grands-pères. Je vois que j'ai le numéro de matricule de Delphin DADU, son signalement, et puis qu'il n'a pas fait la 1ère Guerre mondiale. Pourtant une photo sur ce blog le montre dans le célèbre uniforme garance (donc photo prise avant 1915). Mystère... Du côté d'Achille MARCIREAU, aucune trace de quoi que ce soit concernant sa vie militaire dans mes notes. 

Me voilà partie sur le site des archives de la Vienne... rubrique Registres matricules. Je trouve l'un au bureau de Poitiers (classe 1896, volume 4) et l'autre au bureau de Châtellerault (classe 1915, volume 2). Et je sais maintenant... que j'ai deux Poilus dans mon arbre ! Mes deux aïeux n'ont pas démérité, et l'un deux a même reçu la croix de guerre étoile de bronze ! Ils ne sont pas morts au combat. 
Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais su avant cette lecture que les pères de mes grands-parents ont participé à ce conflit mondial.

jeudi 13 février 2014

Généathème de février : un document particulier

Ce mois-ci, le thème proposé par Sophie Boudarel est le suivant : "mettre en avant un document de votre collection ou un coup de coeur rencontré pendant vos recherches."
Je vais donc recycler un billet déjà publié ici en septembre 2012. Il s'agissait d'une photo en noir et blanc trouvée dans les archives d'un cousin.


Cette photo évoque une scène banale d'une famille des années 1950. Une femme pose devant sa voiture, un tuyau d'arrosage à la main, avec fichu et tablier. Deux enfants jouent à côté. 
La date derrière la photo nous aide à mieux situer ce moment : 19 avril 1954.
Quand on sait qui est sur la photo, le reste est presque évident.
La prise de vue a été faite à Maillé, devant la maison Dadu. La femme est ma grand-mère (30 ans) et l'enfant est mon père (4,5 ans). J'ignore qui est le second enfant, mais c'est sans doute un(e) cousin(e) né vers 1950.
A l'époque, ils vivaient en Algérie et revenaient à Maillé quand ils le pouvaient, en voiture et en bateau. Avec cette Renault 4CV justement !
Alors j'ai eu une colle, avec la plaque d'immatriculation. Mais j'ai élucidé l'énigme ! En effet, le département 92 n'était pas, comme aujourd'hui, celui des Hauts-de-Seine, puisque ce numéro lui a été affecté le 1er janvier 1968. Avant cette date, depuis 1946, les départements 91 à 96 codifiaient les départements français d'Algérie. 92 était le numéro du département d'Oran.

La maison aussi pourrait nous en apprendre. Elle existe toujours, mais a connu quelques transformations, et c'est toujours une maison Dadu !

La même maison, mais sans ma grand-mère.
Cette photo m'a émue à double titre, puisqu'elle fige pour longtemps encore ma grand-mère, que je venais de perdre quand j'ai publié ce petit billet (mars 2012), et mon père haut comme trois pommes. Et puis cette maison, que j'ai toujours connue dans la famille.
Et parler de cette photo m'a permis d'apprendre comment les départements d'Algérie étaient numérotés jusqu'en 1967. Et je suis toujours contente d'apprendre quelque chose !

lundi 3 février 2014

Avis de décès - Jacques DADU

Avis paru dans la presse locale27 - BEAUMONT-LE-ROGER
27 - BEAUMONTEL
Mme Madeleine DADU, son épouse ;
Marie-Hélène et Jean-Paul MALLARD, Jean-Paul et Christiane DADU, ses enfants ;
Ses petits-enfants ;
ont la tristesse de vous faire part du décès du Docteur Jacques DADU survenu le 30 janvier 2014, dans sa 93e année.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 5 février 2014, à 15 heures, en l'église de Beaumont-le-Roger, suivie de son inhumation au cimetière de Beaumontel. Cet avis tient lieu de faire-part.
PF Lhuillier, 40 rue Saint-Nicolas,
27170 Beaumont-le-Roger tél.02.32.45.22.06

mercredi 4 décembre 2013

Avis de décès - Thérèse ECALE née DADU

Avis paru dans la presse locale le 02/12/2013

CISSÉ
MAILLÉ
VOUILLÉ
Claudine et René LAMIRAULT,
Bernard et Joëlle ECALE, ses enfants ;
Ses petits-enfants et arrière-petits-enfants ;
Charles et Madeleine DADU, son frère et sa belle-soeur,
Ainsi que toute la famille,
Ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Thérèse ECALE née DADU
survenu à l'âge de 99 ans.
La cérémonie religieuse aura lieu le mercredi 4 décembre 2013, à 10 h 30, en l'église de Cissé.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PF Augeron-Beauchamp, Vouillé-05.49.51.84.76