samedi 11 juin 2016

J comme... Jules Auguste BRION


Jules était le grand-père maternel de ma grand-mère paternelle.
Jules est né à Massognes en avril 1852 de parents cultivateurs, Louis et Angélique ROY.
Acte de naissance de Jules Auguste BRION - Archives départementales de la Vienne
Avant lui étaient nées de ce couple Angélique (1845) et Marie (1849). Après lui il y aura un dernier fils, Pierre (1856).
Autant que je sache, Jules a été cultivateur toute sa vie et a toujours vécu à Massognes. A 26 ans, il épouse Céline, d'une famille de marchands, également de Massognes. 



Acte de mariage de Jules et Céline, Massognes, 1878
Archives départementales de la Vienne
A ma connaissance, ils ont eu deux garçons et deux filles : Gustave Paul Gaëtan en 1879, Praxède Olympe Rebecca en 1881 (décès à 20 ans), Maxime Jules Raymond en 1883 et... 16 ans après, Maria Raymonde Brigitte en 1899. Pour l'heure j'ignore si les 16 ans d'écart peuvent s'expliquer.

Jules est décédé à 73 ans, le 13 juillet 1925 également à Massognes.

J'ai trouvé le numéro de matricule de Jules, je pourrais peut-être trouver des éléments expliquant une absence prolongée dans les années 1880 par exemple. Les archives départementales de la Vienne indiquent que les registres du bureau de Châtellerault qu'elles ne présentent pas ont été versés aux AD d'Indre-et-Loire. Mais sur le site des AD37 on ne peut accéder aux registres qu'à partir de la classe 1878. Pas de chance. Il me faudra encore patienter.

vendredi 10 juin 2016

I comme... Il faut sortir des documents d'état civil

Au détour de mes recherches je me suis perdue dans Gallica, normal : piège à curieux !
J'ai trouvé le Recueil des arrêts du Conseil, ou ordonnances royales, rendues en Conseil d'État sur toutes les matières du contentieux de l'administration, 1840. Pages 350 et 351, sous le titre Grande Voirie - Routes - Réparations aux maisons, j'ai lu ceci : Ministre des travaux publics contre Dadu et Saffrey.




A ce stade de lecture j'ignore sur le contrevenant DADU est de ma famille. Mais comme je suis une petite curieuse, je mène deux ou trois recherches depuis la Lorraine. Google est parfois mon ami : "DADU Pont Audemer" [Rechercher] ....
Et je trouve que le sieur (Le)bastard avait acheté du sieur Dadu, à Pont-Audemer, le fonds de boutique de coiffeur, avec la stipulation que le vendeur ne pourrait continuer à exercer son état dans cette ville. Le sieur Lebastard a prétendu que le sieur Dadu lui a fait concurrence par l'entremise de sa fille. Le plaignant demanda alors une condamnation conjointe du père et de sa fille à 1400 francs de dommages et intérêts. La demoiselle a fait appel. La cour Royale de Rouen a rejeté l'appel. Cela date du 20 janvier 1845.

Donc, je sais que Dadu-là avait une fille. Il était coiffeur et avait une boutique à Pont-Audemer avec un dénommé Saffrey. Il a modifié l'immeuble et en a profité pour améliorer sa maison, mais a dû démolir et payer 10 francs. Quelques années plus tard, ayant vendu son commerce et sa clientèle, il alla exercé plus loin (ou sa fille), mais toujours à Pont-Audemer. Cette fois l'amende fut de 1400 francs.

Par ailleurs, je sais qu'un mariage a été célébré à Pont-Audemer en 1803. Il me faut creuser cette piste, même si je suis sûre quelle m'éloigne de mon berceau poitevin. Mais, ne sommes-nous pas tous cousins ? 

jeudi 9 juin 2016

H comme... Hier dans la presse


En généalogie rien ne peut avancer sans source écrite. Une fois la mémoire des anciens envolée, la période contemporaine devient de l'histoire ancienne. Dans ma famille paternelle, les anciens sont presque tous partis. Les derniers instants que j'ai pu partager avec ma grand-mère (avant qu'elle perde son esprit) j'ai pu lire avec elle la presse de sa jeunesse. Grâce aux archives départementales de la Vienne, j'ai pu accéder aux coupures des années 1920/1930. En entendant certains noms et certains faits divers, ma petite mamie s'est souvenue de certaines connaissances proches ou d'histoires qu'elle avait entendues jeune fille. 
Aujourd'hui, elle est partie, corps et âme. Mais je lis toujours la presse locale ancienne. Grâce à elle j'en découvre un peu plus sur certains membres de mon arbre généalogique. 

Lors du Challenge AZ 2014 j'avais même trouvé un suicidé qui est un oncle à la 4è génération. Depuis je lis régulièrement la presse ancienne. Je me délecte avec les faits divers et les annonces d'enquête suite à vol de poules, et puis je lis scrupuleusement l'état civil évidemment, ainsi que les listes des heureux titulaires du certificat d'études. Je ne trouve pas toujours les membres de mon arbre, mais je remets en contexte mes ancêtres dans leur environnement et leur époque.

mercredi 8 juin 2016

G comme... Génération 6

Quelle meilleure occasion que ce challenge de A à Z pour mettre à jour ce blog ?
Laetitia Brunet
Je m'auto-cite, sans aucune modestie, voilà, c'est fait. Je profite de la lettre G pour continuer la mise à jour entreprise lors de l'édition 2014 du Challenge de A à Z concernant la génération des arrière-grands-parents de mes grands-parents.

  • Du côté DADU, nous avons Pierre DADU et Marie GOBIN, Vincent BRIN et Renée LAURENTIN, Louis BERNARD et Marie BERNARD, ainsi que Victor PÉTRAULT et Louise BESSON. 
  • Du côté MARCIREAU, il y a Louis MARCIREAU et Justine ou Augustine BOILOT, Alexis COUILLAULT et Constantine THIOLLET, Louis BRION et Angélique ROY, Alexandre GAUTHIER et Angélique JAULIN. 
Nous obtenons la liste de patronymes suivante : BERNARD - BESSON - BOILOT - BRIN - BRION - COUILLAULT - DADU - GAUTHIER - GOBIN - JAULIN - MARCIREAU - PÉTRAULT - THIOLLET - ROY

Côté DADU, voir le précédent article sur le sujet.

Côté MARCIREAU, je m'étais abstenue faute de fiabilité des informations collectées jusqu'alors.

Louis MARCIREAU [40] est né le 14 août 1831 à Vouzailles, où il est aussi décédé le 14 novembre 1923 à 92 ans. Il a été domestique, cultivateur, journalier, puis propriétaire cultivateur. A 25 ans, il épouse Justine BOILOT [41], le 20 octobre 1856 à Vouzailles. Il savait signer, mais j'ai trouvé un acte de 1891 (il a 60 ans) indiquant qu'il ne signe plus en raison de la faiblesse de sa vue. Justine, née à Vouzailles le 14 décembre 1834 y est décédée le 11 janvier 1916, à 81 ans. Elle a exercé les métiers de ménagère et de cultivatrice. Selon les actes elle s'appelait Justine BOILOT, ou Augustine BOILEAU. Louis et Justine ont eu 5 enfants : Justine Anastasie (1858-1881/), Louis Paul (1861-1863), Alfred Henri (1863-1914) mon aïeul, Louis Alexandre (1866-?) et Virginie Clémence (1871-1891/).

Alexis COUILLAULT [42] est né le 2 juin 1842 à Picheil, commune de Cuhon. J'ignore encore sa date et son lieu de décès. Il a été journalier, cultivateur, puis cantonnier. A 29 ans, il a épousé Constantine THIOLLET [43] à Massognes. Elle est née le 22 février 1845 à Massognes, j'ignore encore où et quand elle est décédée. Elle a été servante, cultivatrice et ménagère. Ils ont eu deux filles : mon aïeule Marie Félicie (1872-1951) et Adélaïde Estelle (1874-1959).

Louis BRION/BRÉJONT [44] est né le 22 septembre 1817 à Massognes, où il est décédé le 17 mai 1891, à 73 ans. Il était cultivateur. A 23 ans, il épouse Angélique ROY [45], le 10 novembre 1840, à Massognes. Elle est née "Julique" le 2 décembre 1815 (bataille d'Austrelitz !) à Massognes, où elle est aussi décédée le 22 décembre 1901. Ils ont eu 4 enfants : Angélique (1845-1868/), Marie (1849-1936), Jules Auguste (1852-1925) mon aïeul et Pierre Désiré (1856).

Alexandre GAUTHIER [46] est né à Doux le 12 septembre 1828 et est décédé à Massognes le 1er août 1878, à 49 ans. Il était marchand. A 26 ans, il épouse Angélique JAULIN [47], le 6 mai 1854, à Massognes. Elle y est née le 29 octobre 1834, et décédée le 28 novembre 1888 à 54 ans. Elle était marchande. Ils ont eu 5 enfants : Marie Céline (1855-1932) mon aïeule, Angèle, Julien (1857), Léonie (1863) et Marie Delphine (1871).

mardi 7 juin 2016

F comme... familledadu

Il y a 2 ans je vous parlais de mon projet : familledadu. Cette collecte d'informations au gré des registres continue de m'occuper fréquemment. J'arrive de plus en plus à relier les événements voire les membres d'une même branche. Je ne pourrais pas faire ce travail sans la facilité d'accès aux documents via internet. Je suis très éloignée géographiquement des sources que je compulse aux heures normales de fermeture des lieux où elles sont conservées. 
Il y a 2 ans j'atteignais 1864 individus recensés dont 746 porteurs du nom DADU, soit 42,2 % des fiches de ma base. Aujourd'hui, j'en ai recensé 1626 dont 845 porteurs du nom DADU, soit 52 % des fiches. Je n'ai pas supprimé de fiches mais j'en ai fusionnées. Ce travail de fourmi me réjouit, d'autant plus quand un généalogiste me contact me proposant des compléments, ou me remerciant de l'avoir aidé via mes fiches. 

Des milliers de pages tournées (même si elles sont numériques). Tant que mes yeux pourront les lire et mes mains cliquer, je continuerai d'alimenter cette base. Je vous parlais hier d'engrenage il me semble ;-)

lundi 6 juin 2016

E comme... Encore et encore...

...c'est que le début d'accord d'accord...

La généalogie, c'est un engrenage, pas toujours bien huilé, dans lequel j'ai eu la bonne idée de mettre le doigt il y a quelques années (au siècle dernier, j'avoue). "Mais ça n'est jamais fini ?" Vous autres généalogistes qui passez par là, vous connaissez cette question/remarque. Non, ce n'est jamais fini. En ce qui me concerne, je n'ai toujours pas trouvé le lien entre la souche poitevine et la souche berrichonne des DADU. La trouverai-je un jour ? En ai-je seulement envie ? Et après, je chercherai quoi ? Ne croyez pas en mon inquiétude, je trouve toujours... quelque donnée à chercher !
Pour preuve, en marge de mon arbre, j'ai entrepris de remonter celui de mes enfants, et puis... j'ai toujours la base familledadu sur le feu : je collecte de manière systématique toute information concernant les porteurs du patronyme DADU. Quelle idée !

samedi 4 juin 2016

D comme... décortiquer les actes

Quand j'ai démarré mes recherches il m'importait surtout de trouver des noms et des prénoms, de passer de générations en générations et de remplir des cases. En réalité, ça ne m'a pas amusée longtemps parce que finalement cette collection n'était qu'une suite de coquilles vides. J'ai donc consigné scrupuleusement les professions, évidemment les dates et lieux, et puis la filiation autant que possible. Mais ça ne m'a plus suffi dès que j'ai trouvé des homonymes, des incohérences entre les actes, et j'ai dû reprendre chaque document, un par un. Cette fois j'avais compris mes impasses et lacunes. Depuis lors quand je reprends la lecture d'un acte, je consigne tout, scrupuleusement, presque scientifiquement. Et quand je m'étais trompée par interprétation hâtive, je remets sur le métier mon ouvrage. Et finalement c'est bien ce qui me plaît le plus dans mes recherches : quand je décortique les actes, un à un. 
Le moindre lien de parenté, amical ou de voisinage peut mener à sortir d'une énigme insoluble. Le parrainage d'un enfant renseigne sur les relations entre les adultes l'entourant. L'âge de décès d'une fratrie peut aussi donner des pistes sur le contexte familiale (pauvreté, fragilité, maladie...). Les professions donnent inévitablement une indication sur les moyens de subsister d'une famille et parfois expliquent les déplacements. Bien que dans mes ancêtres, les gens sont surtout restés près de leurs terres. 
Pour rien au monde je ne conseillerais à un jeune généalogiste (de tout âge) de débuter par l'ossature de l'arbre. Il faut passer la moindre nervure des feuilles en revue pour pouvoir saisir l'ampleur du chêne que nous dessinons patiemment.

vendredi 3 juin 2016

C comme... COUILLAULT

Alfred MARCIREAU a épousé Marie COUILLAULT à Cuhon à l'automne 1891. Elle était domestique, fille de cultivateurs. Les COUILLAULT sont ancrés dans le Poitou depuis fort longtemps. J'ai pu les suivre jusqu'au 17è siècle. Ils ont toujours plus voyagé que mes ascendants DADU, mais on ne peut pas dire qu'ils aient vu beaucoup de pays.
Michel COUILLAUD est décédé en 1686 à Montgauguier. Son fils Sébastien COUILLAULT y est né et y est décédé. Les enfants de Sébastien y sont tous nés entre 1673 et 1691. Concernant ma branche, on quitte Montgauguier avec le 1er mariage de René COUILLAUD, célébré en 1780 à Massognes, puis avec son second célébré à Massognes en 1720. C'est par le mariage de son fils Charles en 1762 qu'on arrive à Cuhon, que sa descendance ne s'éloignera pas vraiment.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas les lieux voici une carte les détaillant. La commune de Montgauguier a été absorbée par Maisonneuve. Montgauguier est distant de 4,5 km de Massognes, qui l'est de 3,5 km de Cuhon. Comme on le voit rapidement, le terrain alentour est toujours cultivé de nos jours.
Porté dans l'ouest de la France, plutôt en Vendée et dans les Charentes. Le nom vient du mot couille, qui désignait en latin un sac de cuir. 
Source : Jean-Louis Beaucarnot sur Europe 1 le 08/12/2007.

jeudi 2 juin 2016

B comme... BERNARD

Le patronyme BERNARD est rapidement présent dans mon arbre, par la grand-mère paternelle de mon père. Ce n'est pas très original puisque ce nom est dans le top 3 des plus portés en France.

Rachel BERNARD est née le 1er septembre 1886 à Maillé, où elle vivra toute sa vie. Elle y a épousé Delphin DADU le 4 juillet 1910 et y est décédée le 9 juillet 1972. Son père, Louis, était cultivateur. Lui aussi était natif de Maillé (1853) et y a toujours vécu. Il était le fils de deux branches BERNARD, un BERNARD pur jus !

Les deux branches sont ancrées à Maillé. Des familles de travailleurs de la terre, des cultivateurs, des laboureurs, mais aussi un cantonnier / cordonnier et un tisserand.
En étudiant ces familles, il me reste encore une énigme. Un des porteurs du nom se faisait appeler François BERNARD dit le Prussien. Qu'avait-il de prussien ? A-t-il combattu l'armée prussienne ? Et pourquoi ce surnom a-t-il été transcrit sur un acte d'état civil ?

mercredi 1 juin 2016

A comme... Alfred MARCIREAU

Alfred Henri MARCIREAU était le grand-père de ma grand-mère paternelle. Lors du challenge de A à Z 2014 j'avais passé son fils Achille à la moulinette des archives.

Alfred Henri est né à l'automne 1863 à Vouzailles dans une famille de cultivateurs. Ses parents s'étaient mariés 7 ans avant et avaient déjà une fille de 5 ans (Justine Anastasie). 8 mois avant la naissance d'Alfred, son frère Louis Paul est décédé à 18 mois. Il aura un autre frère (Louis Alexandre) 3 ans plus tard et une soeur (Virginie Clémence) de 8 ans sa cadette.

Acte de naissance d'Alfred Henri (Archives de la Vienne)
En 1891, Alfred Henri a 28 ans. Jusqu'alors il vivait à Amberre. Il épouse Marie Félicie COUILLAULT à Cuhon, elle en a 19. A ma connaissance, ils n'ont pas eu d'enfant tout de suite. Achille Daniel, mon arrière grand-père, est né en 1895, il vivra 90 ans, Fernand Aristide est né en 1899, et vivra 101 ans, et Berthe Marie ne vivra que 2 jours en 1908. De 1896 à 1911, il a vécu à Vouzailles, où il mourra en 1914.

Acte de mariage d'Alfred Henri (Archives de la Vienne)
Le nom MARCIREAU vient du marchand Mercier

mardi 3 novembre 2015

...les 2 René et puis Maurice.

Et les 3 derniers sont... René COULOMBIER, René CINSOUS et Maurice DADU.

René COULOMBIER est né à Maillé le 6 août 1911.

René CINSOUS est né à Maillé le 27 février 1912. En remontant son ascendance j'ai fini par lui trouvé des ancêtres communs aux miens (par ma branche DADU), mais pour cela il fallait passer la Révolution pour atteindre le début du 18è siècle.

Maurice DADU est né à Maillé le 13 juin 1911. Malgré notre nom commun je ne lui ai pas trouvé de lien de parenté avec notre famille.

mercredi 23 septembre 2015

... et puis les deux André, Lucien et Yves...

5- L'homme au béret s'appelait André MÉCHIN. Pour l'heure je n'ai aucune information sur lui.

6- Son voisin était André GAUDRON, dont j'ignore tout également.









7- Le 1er joueur au sol était Lucien ÉCALE. Je ne lui ai pas trouvé de lien de parenté avec nous.

8- Le joueur suivant étant Yves RIVIÈRE. Il ne cousine pas avec les DADU, mais si on remonte son ascendance jusqu'au 17è siècle à Champigny-le-Sec, on trouvera une parenté avec la branche de ma grand-mère maternelle.


dimanche 15 mars 2015

Dans l'équipe il y a ... Jean, Albert et les autres

Je reviens à mes sportifs.

1- Le premier des footballeurs de la photo (en haut à gauche) est Jean MAZEREAU. Il est né le 11/09/1910 à Maillé, ses parents étaient maréchal et lingère. Il est cousin de notre famille puisque nous partageons une branche dans l'arbre généalogique.

Le grand-père paternel de sa grand-mère paternelle était Pierre GOBIN, époux de Marie GOBIN, les grands-parents paternels de Delphin DADU, mon aïeul. Vous suivez ?

2- Le deuxième footballeur de la photo (en haut, en partant de la gauche) est Albert MOINARD. Il est né à Maillé le 8 mai 1907. Son père était cordonnier. Il n'est pas vraiment cousin de la famille, mais a épousé notre cousine Édithe BESSON, dont l'arrière-grand-père Victor PÉTRAULT était le grand-père paternel de Rachel BERNARD, épouse de Delphin DADU (voir plus haut).


Si vous suivez encore, je continue.

3- Le 3è de l'équipe sur la photo est Robert DADU. Il est né à Maillé le 06/12/1906. Son père était cultivateur. Son grand-père paternel Alexis DADU était le frère de François DADU, le père de Delphin DADU...

4- Le suivant s'appelle Camille DADU. Il faudrait que je recoupe avec d'autres photos pour m'en assurer mais il se peut que ce Camille soit l'oncle de mon père. Donc le fils de Delphin. Si c'est bien lui il est né le 7 avril 1911.


dimanche 4 janvier 2015

Cousins célèbres - Ménie GRÉGOIRE et René LAURENTIN


Je n'oublie pas de vous reparler de l'équipe de foot, mais je fais une parenthèse pour vous annoncer que la famille DADU a eu une cousine célèbre en la personne de Marie LAURENTIN, alias Ménie GRÉGOIRE (décédée à Tours le 16/08/2014) !


Ne vous affolez pas, il s'agit d'un lien bien lointain, entre elle et la fratrie de Delphin, puisqu'il faut remonter de 9 générations de son côté (Vendée, Maine-et-Loire) et 9 du côté de Delphin (ajoutez le nombre de personnes vous séparant de la fratrie de Delphin) pour trouver l'ascendant commun : Hilaire LAURENTIN. Nous voilà vers l'an 1600. 

Comme on est en début d'année, je vous offre un second cousin célèbre pour le même prix : l'abbé René LAURENTIN, frère de Ménie GRÉGOIRE.

Si (comme moi) vous ne le connaissez pas, je vous donne le lien de la page dédiée sur Wikipedia : cliquez ici.

lundi 20 octobre 2014

Quelle équipe !

Je continue à sillonner les monuments aux morts poitevins (du Poitou)... et je donne des compléments à des généalogistes qui ont consigné les hommes que j'y trouve dans leurs arbres, mais qui n'avaient pas trouvé la date et le lieu de décès par exemple. Et au détour de ces compléments, j'ai eu la chance d'échanger quelques messages avec un Poitevin (de Poitiers) dont les parents habitaient Maillé... et qui m'a envoyé un trésor !
Je ne dévoile pas tout encore, mais je vais partager son contenu avec vous. Amusons-nous un peu...


Par chance, le gentil généalogiste (mais il n'y en a que des gentils !) m'a donné le nom des sportifs de Maillé, donc si vous en reconnaissez je vous propose de commenter pour nous le faire savoir. De mon côté, je vais m'amuser à vérifier les liens de parenté entre ces hommes.
Pour nous faciliter la compréhension, appelons-les par des chiffres pour ceux qui sont debout (de gauche à droite, de 1 à 6) et par des lettres pour ceux qui sont assis (de gauche à droite, de A à E).
Je vous annonce qu'il y a 3 DADU sur cette photo !

samedi 6 septembre 2014

Un cousin Mort pour la France

Au fil de mes recherches je me suis arrêtée sur quelques monuments aux morts et je me suis dit que vu la taille réduite du périmètre couvert par mes ancêtres il devait y avoir un paquet de cousins gravés dans le marbre. Mes vérifications sont encore en cours, puisque pour ce faire je remonte sur 4 générations la généalogie des hommes ainsi mis à l'honneur. Puisque je connais bien ma généalogie il est ensuite assez simple de cibler les points communs.

Voici donc notre (plusieurs fois) cousin Guillaume DADU, de 13 ans le cadet de Delphin.

Acte de naissance - Archives départementales de la Vienne

Guillaume Albéric Théodore voit le jour le 14 décembre 1889 à Maillé, de Pierre-Clément DADU et de Ernestine DADU. Ils sont cousins germains, c'est-à-dire qu'ils ont les mêmes grands-parents DADU. Les mêmes que notre Delphin ! Les deux grands-pères de Guillaume étaient deux frères : René et Pierre DADU, les oncles de Delphin (car ils étaient frères de François). Vous suivez ?

antisèche pour aider à comprendre (cliquer pour agrandir)

A 20 ans, Guillaume Albéric Théodore DADU est recensé par l'administration militaire. Il fait partie de la classe 1909 (celle des natifs de 1889). Il se rend au bureau de Poitiers où l'on procède à son enregistrement. Il obtient le numéro matricule 1311. Sa fiche est établie. On peut la trouver sur le site internet des archives départementales de la Vienne. On y apprend qu'il est cultivateur, comme l'était son père 20 ans plus tôt, et qu'il habite à Maillé, sa commune natale. On peut aussi y lire sa description physique et son niveau d'instruction.


Cheveux et sourcils noirs, les yeux noirs, le front rond, le nez et la bouche moyens, le menton rond, le visage ovale, il fait 1,63 m. Il sait lire, écrire et compter.

Ensuite, la fiche détaille le parcours militaire du gars DADU :
  • Incorporé au 32e régiment d'infanterie à compter du 5 octobre 1910. 
  • Arrivé au corps et soldate de 2e classe le dit jour. 
  • Envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912. 
  • Rappelé à l'activité (mobilisation générale du 1er août 1914) au 32e régiment d'Infanterie. Arrivé au corps le 3 août 1914.
  • Passé au 409e régiment d'Infanterie le 20 octobre 1915. 
  • Tué à l'ennemi le 15 mars 1916 à Vaux (Meuse).
Grâce aux journaux de marches et d'opérations il nous est possible de retracer l'histoire des régiments engagés dans le conflit. J'ai donc consulté celui du 409e RI sur le site Mémoire des Hommes (du ministère de la Défense). On y apprend que ce régiment a été constitué le 7 mai 1915, date à laquelle il part pour le front. Guillaume Albéric Théodore DADU rejoint les tranchées le 20 octobre 1915. A partir de là nous pouvons suivre sur une carte les différents déplacements des soldats, entre tranchées et cantonnements. Le 2 mars le régiment s'installe dans le secteur de Vaux, à 10 km de Verdun. La journée du 8 mars est terrible. Les batailles sont intenses et les bombardements violents (45 à 60 coups à la minute). L'artillerie allemande arrose le village de Vaux depuis l'ouvrage d'Hardaumont, les Français répondent au fusil à baïonnette et à la grenade. Les réseaux et tranchées sont détruits. Les pertes humaines sont nombreuses même parmi les officiers. Des renforts arrivent dès le 9 mars mais le combat continue autour et dans le village de Vaux.
Le 10 mars le régiment est relevé et se réunit au tunnel de Tavannes, pour se réorganiser. "Les hommes sont exténués".  Le 11 mars le régiment est remis en ordre. Le régiment compte 1140 soldats et 28 officiers (mais 38 officiers manquent à l'appel). Le 12 mars le régiment quitte le tunnel et le 13 mars part à l'arrière à Montiers-sur-Saulx, pour se reformer.

Il n'aura jamais 27 ans. Il porte pour l'éternité la distinction de Mort pour la France et son nom a été gravé sur le monument aux morts de Maillé.

Si l'histoire des Poilus de la Vienne vous intéresse, je vous recommande vivement la lecture du blog qui leur est consacré et leur rend hommage.

samedi 28 juin 2014

Y comme... yacht

Eh oui, ça c'est classe, un yacht à son nom. N'est-ce pas ?

L'écho d'Alger - jeudi 22 août 1929 - Gallica
Bon, je sais, ce n'est pas très généalogique mais je l'ai trouvé au cours de mes recherches, ça compte non ?

mercredi 25 juin 2014

V comme... Vignoux-sous-les-Aix

Je voulais vous parler de Vouzailles mais je pourrai y revenir hors du challengeAZ. 
Je profite de ce défi et des lectures de mes acolytes blogueurs pour lancer une bouteille à la mer. 
Dans le cadre de mes recherches sur les DADU, j'ai ciblé mon oeuf et ma poule. Je m'explique : je l'ai déjà abordé ici, je ne sais pas dire qui du Poitou ou du Berry est le berceau des DADU. J'ignore même si l'un des deux est l'origine de l'autre. Mais sans chercher je ne trouverai pas de réponse. Evidemment, la branche poitevine a ma préférence puisque j'en suis issue. Mais la branche berrichonne me semble une piste très sérieuse. 


Comme l'a dit Brigitte, à chaque qu'un généalogiste croit trouver une réponse, il trouve de nouvelles questions. Mes réponses, je les trouve à Vignoux-sous-les-Aix (département actuel du Cher) depuis le 17è siècle. Mais je trouve aussi de nombreuses questions. Les DADU du Berry étaient fermiers, laboureurs, cultivateurs, boulangers, aubergistes,... plusieurs maires et syndics d'abbaye (= fonction semblable à celle du maire avant que la fonction de maire n'existe. Le syndic était surtout chargé de collecter l'impôt pour le roi). Et pourquoi des DADU si bien établis dans leur contrée berrichonne auraient-ils eu envie de quitter leurs terres et leurs fonctions ? Et pourquoi des Dadu poitevins si sédentaires auraient-ils eu envie de quitter leurs charentaises (oups ! je fais un anachronisme, mais je ne suis pas si éloignée du sujet, géographiquement :-p) ? A moins que les terres labourables du Berry aient été séduisantes... 
Je méconnais trop l'histoire locale et régionale du Poitou et du Berry avant le 17è siècle. Il me reste des années pour en savoir plus. J'ai l'avantage sur de nombreux généalogistes d'avoir commencé tôt à m'interroger sur l'histoire familiale... J'ai donc potentiellement plus d'années à consacrer à mes recherches. A suivre... 

Toujours est-il que je sais qu'un "nid" DADU se situe précisément à Vignoux-sous-les-Aix. Je devrais proposer à Maillé de monter un jumelage ! :-D Vous trouverez cette commune au nord de Bourges (à ~230 km de Maillé). Aujourd'hui, elle compte 710 habitants et en comptait 460 pendant la Révolution. La petite anecdote "people" dit que le plus lointain ancêtre connu de François Mitterrand, Sylvain Mitterand, y aurait vécu.. justement au 17è siècle ! On ne va pas commencer à faire des déductions hâtives avant d'avoir trouvé des liens de parenté... Mais si ça vous amuse de chercher dans ce sens... ;-) 
Est-ce que parmi mes lecteurs (même ceux de passage), l'un de vous serait suffisamment informé de l'histoire berrichonne pour que nous puissions y réfléchir ensemble ? Est-ce que des mouvements de population seraient à noter, suite à une guerre, suite à remembrement, suite à une action de peuplement ou de gestion des territoires ? La géopolitique n'est pas qu'une question moderne de gens très érudits. 

Quand je vous dis que la généalogie mène à tout !

mardi 24 juin 2014

U comme... un ancêtre passé à la moulinette des archives : Achille MARCIREAU

J'avais bien aimé l'exercice proposé par Sophie Boudarel en avril. J'avais alors choisi de pister mon arrière-grand-père DADU. Cette fois, je vais m'occuper du cas de mon arrière-grand-père MARCIREAU.

Achille MARCIREAU était le grand-père maternel de mon père. Sur le site des archives départementales de la Vienne on peut trouver son acte de naissance : Achille Daniel MARCIREAU est né le 30 avril 1895, à Vouzailles. Son père, Alfred, est cultivateur, il a 30 ans, et il déclare le jour même la naissance. Son épouse Marie COUILLAULT (sans profession) 22 ans, a accouché à la maison. Alfred a signé l'acte. 

Acte de naissance de Achille MARCIREAU
En marge de l'acte on apprend qu'il s'est marié à Massognes en septembre 1920 avec Maria Raymonde Brigitte BRION. On apprend aussi qu'il est décédé à Châtellerault le 15 juillet 1985. Ces deux actes ne seront pas en ligne avant un moment, mais je peux les demander en mairie.
Sur sa fiche matricule militaire, on découvre sa description physique. Achille était blond aux yeux bleus foncés, son visage était ovale, son front vertical et son nez rectiligne. Il mesurait 1m74. Son degré d'instruction était de 3.
Arrêtons-nous un instant sur le degré d'instruction. L'administration militaire notait ainsi le niveau de chacun :

  • 0 : ne sait ni lire ni écrire 
  • 1 : sait lire seulement 
  • 2 : sait lire et écrire 
  • 3 : possède une instruction primaire 
  • 4 : a le brevet de l’enseignement primaire 
  • 5 : bachelier, licencié, etc. (le diplôme obtenu est cité) 
  • X : renseignement non fourni, instruction non vérifiée
Achille savait donc lire, écrire, et un peu plus.
En 1916, Achille a 21 ans quand il est incorporé dans l'armée française. Il combattra l'Allemagne de 1916 à 1919. Il passe dans l'armée de réserve en 1918 puis est envoyé en congé illimité de démobilisation à Vouzailles en 1920, en tant que fils aîné d'une veuve cultivatrice. On lui accorde un certificat de bonne conduite. En 1930 il est classé dans la position de "sans affectation" et en 1939 il ne sera pas mobilisé, étant père de deux enfants vivants. 
Cité à l'ordre de l'armée. Téléphoniste dévoué et courageux a assuré la pose et la réparation des lignes téléphoniques pendant les combats  du 27 mai au 2 juin 1918 sous de violents bombardements. A reçu la Croix de guerre étoile de bronze. 
Fiche matricule (extrait)

En consultant les listes nominatives des recensements de la commune de Vouzailles on y retrouve bien Achille. En 1896, dans le bourg. Il y a habite avec ses parents et Gaston Jagniaud, un nourisson de 15 jours. Je n'en sais pas plus sur cet enfant. Peut-être que la mère de famille était nourrice ? Elle est dite sans profession. Sur la liste de 1901, on retrouve Achille, quartier du Puits Lasnier, il y a habite avec ses parents et son petit frère Fernand qui a un an.
Je ne sais pas grand chose de plus sur Achille si je m'arrête aux archives disponibles en ligne. 

lundi 23 juin 2014

T comme... Trois mariages d'un coup


Le 20 février 1691, c'était jour de noces à Ayron. Et comment !
Le même acte (reproduit ci-dessous) relate les trois mariages du jour. Les futurs mariés sont Jacques DADU et Louise MARCIREAU, François DADU et Catherine MARCIREAU, Raphael DADU et Renée GOBIN. Les DADU sont de la paroisse voisine de Cherves, les MARCIREAU et GOBIN sont d'Ayron. L'acte cite comme témoins du mariage collectif : Marie MINEAU mère des DADU, Renée DADU leur soeur, leurs cousins germains, René MARCIREAU père des futures épouses MARCIREAU, [...] Pierre RIVIÈRE "grand-père de la susdite GOBIN", Marie RIVIÈRE sa mère, ses cousines germaines.
Après le catalogue des personnes présentes, celles qui le pouvaient ont signé. Admirez un peu...


Raphaël DADU et Renée GOBIN étaient mes ancêtres directs.